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Consultation

Etats-Unis : Wall Street rebondit, surmontant ses craintes

Le risque d'une guerre commerciale à grande échelle aurait-il déjà été 'pricé' par les marchés financiers ? ...

Etats-Unis : Wall Street rebondit, surmontant ses craintes

(Boursier.com) — Le risque d'une guerre commerciale à grande échelle aurait-il déjà été 'pricé' par les marchés financiers ? Hier soir, malgré l'escalade des menaces de sanctions commerciales entre États-Unis et Chine, la cote américaine s'est retournée en forte hausse. Le DJIA a ainsi repris 0,96% en fin de séance et le Nasdaq environ 1,45%. Avant bourse ce jeudi, la tendance reste positive. Le S&P500 est attendu en hausse de 0,3% et le Nasdaq en progression de 0,4%...

Sur le front économique aux USA ce jour, l'étude Challenger concernant les destructions de postes annoncées par les entreprises américaines pour le mois de mars sera publiée à 13h30. Les chiffres de la balance commerciale américaine pour le mois de février seront révélés à 14h30 (consensus -56,7 Mds$). Les inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine close au 31 mars seront également annoncées à 14h30 (consensus 230.000).

LES VALEURS

Facebook est attendu en progression de 3% avant bourse à Wall Street ce jeudi, à 159$ sur le Nasdaq. Pourtant, le réseau social de Menlo Park subit toujours les remous de l'affaire Cambridge Analytica. Hier, le groupe de Mark Zuckerberg a reconnu que les informations personnelles de 87 millions d'utilisateurs - essentiellement aux États-Unis - avaient potentiellement été récupérées. Ce chiffre constitue le haut de fourchette des estimations du groupe. Ces données personnelles ont donc pu faire l'objet d'un usage inapproprié. Initialement, les premières estimations faisaient état de la compromission des données personnelles d'environ 50 millions d'utilisateurs du réseau.

Cambridge Analytica, basée à Londres, a contesté hier l'estimation de Facebook, sur le réseau social Twitter. Cambridge juge que le nombre d'utilisateurs de Facebook concernés ne dépasse pas les 30 millions, et évoque à ce sujet le contrat signé avec son partenaire, la firme de recherche GSR. "Nous n'avons pas reçu plus de données que cela", affirme donc Cambridge Analytica, qui souligne par ailleurs : "Nous n'avons pas utilisé la moindre donnée de GSR dans le cadre du travail que nous avons effectué en 2016 lors de l'élection présidentielle américaine".

Mark Zuckerberg a par ailleurs précisé hier, devant les médias, qu'il acceptait pleinement les critiques concernant cette vaste fuite de données. Tentant de reconquérir les utilisateurs du réseau, les annonceurs... et les investisseurs, le jeune patron de Facebook a donc fait une fois de plus son mea culpa. Zuckerberg, très attaqué ces derniers jours, estime néanmoins qu'il est toujours la bonne personne pour diriger le premier réseau social au monde. "Lorsque vous construisez quelque chose comme Facebook qui est sans précédent dans le monde, il y a des choses que vous ratez", a confessé le dirigeant, qui dit avoir appris de ses erreurs. Zuckerberg demeure par ailleurs l'actionnaire de contrôle de Facebook, ce qui compliquerait la tâche de ceux qui voudraient éventuellement le 'sortir'. Certains investisseurs avaient manifesté leur déception après le scandale cambridge Analytica, réclamant même le départ de Zuckerberg de la direction générale. Ce dernier ne semble pas considérer une telle hypothèse comme plausible. De plus, le patron de Facebook assure qu'il n'a licencié personne suite au scandale... La prochaine étape importante pour Zuckerberg dans cette affaire sera son témoignage, mardi et mercredi, devant le Congrès.

En outre, Facebook a annoncé avoir supprimé une fonctionnalité qui permettait aux utilisateurs de renseigner des numéros de téléphone ou des adresses électroniques sur son moteur de recherche, afin de trouver d'autres personnes. Ces informations pouvaient être utilisées par des 'acteurs malicieux' pour obtenir les données publiques des membres. Ainsi, d'après Facebook, les données des 2 milliards d'utilisateurs étaient vulnérables "d'une manière ou d'une autre".

Tesla est enfin parvenu à rassurer (partiellement au moins) concernant sa capacité à poursuivre sans difficulté majeure ses opérations. Le titre du groupe californien, qui remontait déjà de 6% mardi soir, a accéléré hier pour clôturer sur un gain de 7,3% à près de 287$ à Wall Street.

Certains opérateurs semblent donc encore accorder du crédit au groupe et à son dirigeant. Avant-hier, Tesla a délivré des chiffres trimestriels de ventes inférieurs aux dernières anticipations du groupe, mais supérieurs à certaines projections d'analystes. De plus, Tesla promet d'accélérer sur son Model 3 grand public, et exclut pour l'heure toute levée de fonds. Évidemment, ces promesses n'engagent que ceux qui veulent bien y croire, et Tesla n'est pas réputé pour la précision de son plan de marche.

Le patron de Tesla fait désormais des problèmes de production du Model 3 de Tesla "son travail le plus critique". Il semble que Musk aura beaucoup de travail pour doper cette production. Tesla a annoncé mardi être parvenu à un rythme de production voisin de 2.000 véhicules Model 3 (2.020 pour être précis) sur la dernière semaine du mois de mars. La production de la semaine entamée devrait être du même niveau, avant 'd'accélérer rapidement' au second trimestre, s'engage le groupe. Le groupe envisageait auparavant un rythme de production de 2.500 unités par semaine (500 par jour)...

Tesla table sur un rythme de production de 5.000 par semaine sur le Model 3 d'ici environ trois mois, ce qui pourrait permettre de "voir la combinaison parfaite, recherchée depuis longtemps, de volumes élevés, d'une solide marge brute et d'une forte génération positive de cash", assure Tesla. Par conséquent, le groupe estime qu'il n'aura pas à lever des fonds (par titres ou dette) en dehors des lignes de crédit normales.

Elon Musk a fort à faire depuis quelques jours, les médias critiquant la gestion de Tesla et ses risques financiers. Confronté à une dette de 10 milliards de dollars, dont 1,2 Md$ arrivant à échéance au cours des douze prochains mois, le groupe a donc tenté avant-hier de rassurer. Certains spécialistes jugent que Tesla devra lever plusieurs milliards pour faire face à ses engagements. Selon les données de Bloomberg, Tesla brûle en effet plus de 6.500 dollars de cash par minute, et devrait être à court de trésorerie avant la fin de l'année sans nouvel appel au marché...

Apple travaille sur les écrans incurvés et le contrôle gestuel à distance, croit savoir CNBC. Ainsi, le groupe californien à la pomme développerait ces nouvelles technologies pour l'iPhone, explique également l'agence Bloomberg, citant des sources ayant connaissance de la question. Concrètement, les utilisateurs auront la possibilité de déplacer leurs doigts près de l'écran sans le toucher, et de réaliser ainsi certaines actions. Les écrans pourraient quant à eux être graduellement incurvés sur toute leur longueur. Les nouvelles technologies en question pourraient apparaître sur l'iPhone d'Apple à partir de 2020.

Notons qu'Apple devra évidemment apporter sa touche très personnelle pour faire la différence auprès de la clientèle, puisque ces deux technologies ont déjà été proposées par le rival Samsung.

J.M. Smucker annonce un accord pour le rachat d'Ainsworth Pet Nutrition, société spécialisée dans la nourriture pour animaux domestiques basée à Meadville en Pennsylvanie. Le montant de l'opération s'élève à environ 1,9 Milliard de dollars en numéraire. Le groupe alimentaire américain annonce par ailleurs explorer des stratégies alternatives concernant sa branche U.S. baking (boulangerie), dont une possible vente. L'acquisition d'Ainsworth devrait être finalisée au début de l'exercice de J.M. Smucker (vers le 1er mai 2018).

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