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Etats-Unis : Jerome Powell appelle le Congrès US à "faire trop" plutôt que "trop peu"

Etats-Unis : Jerome Powell appelle le Congrès US à "faire trop" plutôt que "trop peu"

Le patron de la Fed a estimé mardi que la reprise pourrait s'essouffler si la croissance n'est pas soutenue par un nouveau plan budgétaire. Mais dans la soirée, le président Trump a reporté ce plan après l'élection du 3 novembre.

Etats-Unis : Jerome Powell appelle le Congrès US à 'faire trop' plutôt que 'trop peu'
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le patron de la Réserve fédérale, Jerome Powell, a insisté mardi sur la nécessité pour la classe politique américaine de s'accorder sur un nouveau plan de soutien budgétaire à l'économie, face à une reprise qui est loin d'avoir effacé les dégâts infligés par la pandémie de coronavirus...

Dans un discours devant l'assemblée de la NABE (National Association for Business Economics), réunie virtuellement, le patron de la Fed a estimé que la reprise de l'économie américaine est "loin d'être achevée". Et cette dynamique risque de s'inverser "si le coronavirus n'est pas maîtrisé et si la croissance n'est pas soutenue", a-t-il mis en garde.

"Les risques d'en faire trop semblent, à ce stade, moins importants"

Si Jerome Powell a laissé entendre que la banque centrale restait prête à accroître son soutien monétaire, dans l'immédiat, il a surtout mis la pression sur le Congrès américain, estimant que les risques d'apporter trop de soutien budgétaire (crainte exprimée par les Républicains) sont moins importants que ceux d'en faire trop peu...

"Trop peu de soutien mènerait à une reprise faible, créant des difficultés inutiles pour les ménages et les entreprises. Avec le temps, les insolvabilités des ménages et les faillites des entreprises iraient croissantes, affectant la capacité productive de l'économie, et pesant sur la hausse des revenus. En revanche, les risques d'en faire trop semblent, à ce stade, moins importants. Même si les mesures politiques se révèlent finalement plus importantes que nécessaire, elles ne seront pas prises en vain. La reprise sera plus forte et plus rapide".

Donald Trump reporte le plan de relance après l'élection du 3 novembre

Mais quelques heures après les propos de Jerome Powell, Donald Trump a créé un électrochoc en annonçant mettre fin aux négociations entre la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi et le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin. Le président américain a ajouté que la question d'un plan de relance était désormais reportée après l'élection du 3 novembre, "dès que j'aurai gagné", a-t-il précisé...

Dans une série de tweets, le président américain a fustigé Nancy Pelosi, qui selon lui "demande 2.400 Mds$ pour renflouer des Etat démocrates mal gérés avec des taux de criminalité élevés, cet argent n'a aucun rapport avec le Covid-19. Nous avons fait une offre généreuse de 1.600 Mds$ et comme d'habitude, elle ne négocie pas de bonne foi", a estimé Trump.

"Je rejette sa demande et je pense à l'avenir de notre Pays. J'ai demandé à mes représentants de cesser de négocier jusqu'à après l'élection, et dès que j'aurai gagné, je ferai passer un vaste plan de soutien qui sera centré sur les Américains qui travaillent dur et les petites entreprises", s'est exclamé le locataire de la Maison Blanche.

Pour Donald Trump, l'économie américaine "se porte très bien"

Le président républicain a en outre réfuté que les Etats-Unis aient besoin d'urgence d'un nouveau plan d'aide budgétaire. Contrairement à Jerome Powell, qui s'inquiète de la solidité de la reprise, Donald Trump juge que "notre économie se porte très bien. Le marché boursier est à des niveaux record. L'emploi revient et le chômage recule dans des proportions record. Nous sommes à la pointe de la reprise économique mondiale et LE MEILLEUR EST A VENIR", a encore tweeté le président américain.

©2020,

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