Etats-Unis : Fed, logement et confiance

Etats-Unis : Fed, logement et confiance

Dans l'actualité économique ce vendredi à Wall Street, les ventes de logements neufs du mois de mai seront communiquées à 16 heures (consensus au...

Etats-Unis : Fed, logement et confiance
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Dans l'actualité économique ce vendredi à Wall Street, les ventes de logements neufs du mois de mai seront communiquées à 16 heures (consensus au rythme de 590.000 selon FactSet), à la même heure que l'indice final du sentiment des consommateurs américains de l'Université du Michigan pour le mois de juin (consensus 50,2). Mary Daly et James Bullard de la Fed s'exprimeront durant la journée.

Pour le deuxième jour hier, les opérateurs suivaient les propos du président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, qui a été auditionné mercredi par le Sénat et jeudi par la Chambre des représentants. Jeudi, il s'est à nouveau montré très ferme face à l'envolée de l'inflation, affirmant que la détermination de la Fed à maîtriser les prix était "inconditionnelle", tout en admettant que la lutte contre la hausse des prix s'accompagnait d'un risque de hausse du chômage et de ralentissement économique. La veille, devant le Sénat, le patron de la Fed avait admis qu'il était "possible" que la hausse des taux entraîne une récession. "Ce n'est pas du tout l'effet recherché, mais c'est certainement une possibilité", avait-il ajouté, reconnaissant qu'un atterrissage en douceur allait être "très difficile".

Hier, le leader de la Fed a réaffirmé que l'intention de la banque était de parvenir à un atterrissage en douceur, même si le chemin est de plus en plus difficile. Il a admis qu'avec le recul, l'inflation avait été sous-estimée par la banque centrale américaine. Pour calmer les prix, "nous n'avons pas d'outil de précision" autre que la hausse des taux, a-t-il expliqué, ajoutant avoir conscience que le resserrement monétaire devrait réduire la croissance et affecter l'emploi. "Il est significativement plus difficile de réduire l'inflation sans impacter le marché du travail", a-t-il reconnu.

Rappelons que la Fed a procédé à une hausse de taux de 75 points de base la semaine dernière (la plus forte hausse depuis 1994), ce qui a porté son taux des fonds fédéraux entre 1,5 et 1,75%, afin de contrer l'inflation, qui a atteint 8,6% sur un an en mai, au plus haut depuis 41 ans aux Etats-Unis. Jerome Powell et d'autres responsables de la banque centrale ont indiqué qu'ils procéderaient à une nouvelle hausse, de 50 ou de 75 pb, à la prochaine réunion de juillet. Les nouvelles projections économiques publiées le 15 juin ont montré que la Fed s'attendait à ce que le taux des "fed funds" atteigne 3,4% à la fin de 2022, ce qui serait le niveau son plus élevé depuis 2008, puis 3,8% fin 2023.

Jerome Powell a confirmé que le rythme des prochaines hausses de taux dépendra des indicateurs et de l'évolution des perspectives économiques. "Nous prendrons nos décisions réunion après réunion", a expliqué le leader de la banque centrale américaine.

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