Etats-Unis : Empire State, production et pétrole

Etats-Unis : Empire State, production et pétrole

Ce mercredi à Wall Street, il faudra suivre l'indice manufacturier Empire State de la Fed de New York, les prix à l'import et à l'export, la...

Etats-Unis : Empire State, production et pétrole
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Ce mercredi à Wall Street, il faudra suivre l'indice manufacturier Empire State de la Fed de New York, les prix à l'import et à l'export, la production industrielle américaine, l'indice des anticipations d'inflation de la Fed d'Atlanta, ou encore le rapport hebdomadaire du Département à l'Énergie sur les stocks pétroliers domestiques.

L'indice Empire State du mois de septembre est attendu à 14h30 (consensus FactSet de 18), à la même heure que les prix à l'import et à l'export du mois d'août (consensus +0,3% pour l'import et +0,6% pour l'export en comparaison du mois antérieur). La Fed dévoilera à 15h15 les données de la production industrielle d'août (consensus +0,5% en comparaison du mois antérieur, +0,4% pour la production manufacturière et 76,4% de taux d'utilisation des capacités).

L'indice des anticipations d'inflation de la Fed d'Atlanta pour le mois de septembre sera communiqué à 16 heures. Il était de 3% pour sa lecture antérieure.

Enfin, le rapport hebdomadaire du Département américain à l'Energie concernant les stocks pétroliers domestiques, pour la semaine close au 10 septembre, sera révélé à 16h30.

Demain jeudi, les inscriptions au chômage, l'indice manufacturier de la Fed de Philadelphie, les stocks des entreprises et surtout les ventes de détail du mois d'août (consensus FactSet -1%, -0,2% hors automobile et -0,3% hors automobile et essence), retiendront l'attention.

Enfin, vendredi, journée des Quatre Sorcières, sera aussi marqué par la publication de l'indice préliminaire du sentiment des consommateurs de l'Université du Michigan pour le mois de septembre.

Hier, les marchés ont surtout pris note, à Wall Street, d'un indice des prix à la consommation affichant une hausse inférieure aux attentes. Le CPI américain du mois d'août a ainsi augmenté de 0,3% seulement par rapport au mois antérieur et de 0,1% hors alimentaire et énergie, ce qui accrédite la thèse d'une inflation transitoire, mais reste à confirmer. D'ailleurs, le CPI britannique dévoilé ce jour a pour sa part accéléré à 3,2% en août, en données harmonisées et en glissement annuel, progression supérieure aux attentes.

Les marchés ont aussi pris connaissance ce matin de statistiques chinoises décevantes pour le mois d'août, avec une augmentation de 5,3% de la production industrielle (5,8% de consensus) et une croissance de 2,5% seulement des ventes de détail (7% de consensus).

L'actualité est aussi marquée une fois encore par les tensions sino-américaines. Joe Biden a démenti les informations du Financial Times selon lesquelles son homologue chinois Xi Jinping aurait refusé son invitation à prendre part à un sommet en tête-à-tête. Le FT avait cité de nombreuses sources au fait de la question et du contenu de l'appel entre Biden et Jinping qui s'est déroulé jeudi dernier. "Apparemment, Xi Jinping a laissé entendre que le ton employé et l'atmosphère de la relation entre les deux pays devaient d'abord être améliorés", a affirmé pourtant une source de l'agence Reuters. Le FT rapporte que Biden aurait proposé un sommet comme l'une des nombreuses possibilités de suivi avec Xi Jinping, et qu'il ne s'attendait pas à une recevoir une réponse immédiate. Le FT ajoute que la Maison blanche pense que si le leader chinois n'a pas accepté, c'est en partie du fait des préoccupations concernant l'épidémie.

Le sommet du G20 d'octobre en Italie était évoqué comme possible lieu de rencontre entre les deux dirigeants, mais Xi Jinping n'a pas quitté la Chine depuis le début de la pandémie. Pour la première fois en sept mois, Biden s'est entretenu jeudi par téléphone avec Xi. Les deux dirigeants ont discuté de la nécessité d'éviter que la compétition entre les deux pays ne dégénère en conflit.

Sur le front budgétaire aux USA, les démocrates ont dévoilé leur plan de financement de la proposition de stimulus de 3.500 milliards de dollars, comprenant 2.900 milliards de dollars de hausses d'impôts. La situation resterait fluide concernant les discussions, alors que le package de réconciliation requiert le soutien des 50 sénateurs démocrates. Joe Manchin affirme toujours qu'il ne soutiendrait qu'un plan de 1.000 à 1.500 milliards. Kyrsten Sinema se fait aussi remarquer et critique la taille du plan. Jon Tester, enfin, se rebiffe aussi et veut que le package soit entièrement financé. Le clan démocrate devrait probablement s'entendre sur un montant plus réduit pour ce package de relance tant attendu. Une fois encore, la patience est requise.

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