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Economie : le prix Nobel Paul Krugman défend la France contre S&P...

Economie : le prix Nobel Paul Krugman défend la France contre S&P...

Dégradée vendredi par Standard & Poor's, la France a trouvé un allié de poids ! L'économiste Paul Krugman, prix Nobel d'économie en 2008, a consacré...

Economie : le prix Nobel Paul Krugman défend la France contre S&P...
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Dégradée vendredi par Standard & Poor's, la France a trouvé un allié de poids ! L'économiste Paul Krugman, prix Nobel d'économie en 2008, a consacré depuis vendredi non moins de trois articles à la défense de la France, sur son blog publié par le 'New York Times'. Ainsi, M. Krugman juge que S&P, qui a ramené de "AA+" à "AA" sa note de la dette souveraine de Paris, a davantage agi par idéologie qu'en raison d'une hausse du risque de défaut de la France sur sa dette...

"Ne prenez pas cette dégradation [de la note française] comme la démonstration que quelque chose ne va vraiment pas dans l'état de la France. Cela tient davantage de l'idéologie que d'une analyse économique défendable", estime-t-il. Il relève aussi que les projections faites par le Fonds monétaire international (FMI) pour la France jusqu'en 2018 sont meilleures que pour d'autres pays, dont la Grande-Bretagne, qui conserve pourtant son "Triple A" chez S&P... De même, la faible croissance française reste meilleure que celle des Pays-Bas, qui eux aussi font encore partie du club fermé des pays à "Triple A".

Quand Standard and Poor's se plaint du manque de réformes en France, "il se plaint en fait de ce que Hollande augmente, plutôt que baisse, les impôts sur les plus hauts revenus, et qu'il n'est pas assez favorable, de façon générale, au libre-marché pour satisfaire les principes de Davos", poursuit Paul Krugman. Selon l'économiste américain, la France rencontre effectivement des problèmes (chômage élevé, PME en difficulté, population vieillissante...) mais ses ratios ne sont pas plus mauvais que ceux de nombreux autres pays. "La question est de savoir pourquoi ce pays qui rencontre des problèmes modérés attire des dégradations de notations et tant de rhétorique apocalyptique", s'interroge-t-il.

Il souligne que les taux des emprunts d'Etat français (OAT) à 10 ans ont grimpé vendredi de 7 points de base vendredi, mais à 2,22%, ils restent près de leurs plus bas niveaux historiques, un signe selon lui que les marchés n'ont aucune inquiétude réelle sur la solvabilité de Paris... Ces propos apporteront du baume au coeur du gouvernement : vendredi, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a estimé que S&P "ne prenait pas en compte toute les réformes" réalisées ou en cours en France... Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif, a jugé quant à lui que les agences de notation n'avaient "aucune crédibilité", étant donné leur comportement durant la crise financière de 2008. Elles avaient alors noté "Triple A" les produits "subprimes" à haut risque, qui ont entraîné la faillite des banques. Ces dernières ont ensuite dû être sauvées in extremis par les pouvoirs publics, qui ont alourdi leur dette à travers ces opérations et les plans de relance anti-crise financière...

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