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Dow 36.000, Chine, Donald Trump vend du rêve

Dow 36.000, Chine, Donald Trump vend du rêve

Les marchés positivent encore ce jeudi, stimulés par la reprise attendue des négociations commerciales

Dow 36.000, Chine, Donald Trump vend du rêve
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les marchés américains positivent encore ce jeudi, stimulés par la reprise attendue des négociations commerciales avec la Chine et les derniers commentaires de Donald Trump concernant le niveau de Wall Street. Le vote hier soir pour le report du Brexit profite aussi aux indices boursiers, qui avaient déjà bénéficié hier de l'accalmie à l'international, à Hong Kong et en Italie notamment.

USA et Chine vont donc se remettre à la table des négociations début octobre, ce qui laisse encore l'espoir d'un compromis entre les deux superpuissances, qui se livrent depuis un an et demi à un combat sans merci par prélèvements douaniers interposés. Des discussions sont donc désormais très officiellement programmées début octobre à Washington, a confirmé le ministère chinois du Commerce. Un responsable américain a pour sa part fait état de réunions prévues dans les semaines à venir.

Donald Trump a par ailleurs estimé que sans cette guerre commerciale ravageuse avec la Chine, le Dow Jones serait situé 10.000 points au-dessus de son niveau actuel. D'ordinaire, lorsqu'il commente le niveau des indices, Trump s'en prend plutôt à la Fed et à son patron Jerome Powell. L'autre coupable désigné est donc la Chine. Le président américain a jugé hier mercredi que sans la guerre commerciale avec la Chine, l'indice boursier Dow Jones serait à 10.000 points au-dessus de son niveau actuel, c'est-à-dire à plus de 36.000 points, ce qui correspondrait à une progression de près de 40%. Hier soir, le Dow Jones a terminé à 26.355 points (+0,9%) à Wall Street.

S'exprimant devant la presse à la Maison blanche, Trump a toutefois assumé le fait d'avoir lui-même déclenché les hostilités avec Pékin, expliquant que "quelqu'un devait le faire" (confronter la Chine), car (la situation) était hors de contrôle. Ils étaient hors de contrôle". "Nous verrons ce qui se passera, s'ils veulent faire un deal, ils le feront, et s'ils ne veulent pas d'un deal, ça ma va très bien" a résumé le leader américain.

Sur Twitter avant-hier, Trump n'avait pas mâché ses mots sur les questions commerciales et la Chine. "Nous nous en tirons très bien dans nos négociations avec la Chine. Bien que je sois sûr qu'ils aimeraient avoir affaire à une nouvelle administration afin de pouvoir continuer leur pratique consistant à 'arnaquer les États-Unis' (de 600 milliards de dollars par an), 16 mois ou PLUS, c'est vraiment une longue période d'hémorragie des emplois et des entreprises. Et ensuite, imaginez ce qu'il adviendra de la Chine lorsque je gagnerai. L'accord sera BEAUCOUP PLUS DUR! Entre-temps, la Chaîne d'Approvisionnement de la Chine s'effondrera et les entreprises, les emplois et l'argent disparaîtront!", affirmait Trump.

Etats-Unis et Chine ont mis en application leurs menaces durant le week-end en implémentant de nouveaux droits de douane sur leurs importations réciproques. Pékin a mis en place ses taxes sur environ 75 milliards de dollars d'importations américaines, de 5% ou 10% selon les produits. Le pétrole brut américain compte parmi les produits ici taxés. Ces tarifs douaniers portent sur plus de 1.700 produits 'made in USA', sur un total d'environ 5.000 visés. Le reste des produits sera surtaxé le 15 décembre, comme la Chine l'avait déjà annoncé. Les Etats-Unis infligent quant à eux désormais 15% de droits à plus de 125 milliards de dollars de produits venus de Chine. Parmi ces produits, on retrouve notamment les montres connectées, ainsi que certains vêtements.

La Chine a d'ailleurs porté plainte contre les Etats-Unis devant l'OMC (Organisation mondiale du commerce) au sujet de ces tarifs douaniers jugés indus sur les importations. Le ministère chinois du Commerce a confirmé la plainte hier lundi. Pékin rappelle que les droits de douane américains frappent 300 milliards de dollars d'exportations chinoises. Washington, pour sa part, met en avant le fait que la Chine se rendrait coupable de vol de propriété intellectuelle...

Hier soir, les opérateurs prenaient également connaissance du Livre Beige de la Fed, résumé des conditions économiques régionales. La Réserve fédérale américaine a annoncé, dans cet état des lieux, que la première économie mondiale avait affiché une expansion modérée ces dernières semaines, le secteur manufacturier étant affecté par le ralentissement global et la consommation paraissait plus mitigée...

Sur le front économique outre-Atlantique ce jeudi, l'étude Challenger concernant les destructions de postes annoncées par les entreprises pour le mois d'août sera communiquée à 13h30. Le rapport d'ADP sur l'emploi privé suivra à 14h15 (consensus 150.000 créations). Les inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine close au 31 août seront révélées à 14h30 (consensus 215.000). Les chiffres révisés de la productivité non-agricole du second trimestre seront également publiés à 14h30 (consensus +2,3%, +2,4% pour les coûts unitaires du travail).

L'indice PMI des services américains pour le mois d'août sera annoncé à 15h45 (consensus 50,9 pour l'indice des services et le PMI composite). L'ISM des services sera dévoilé à 16h (consensus 54).

Les commandes industrielles du mois de juillet seront communiquées à 16h (consensus +1% en comparaison du mois antérieur).

Enfin, le traditionnel rapport hebdomadaire du Département à l'énergie concernant les stocks pétroliers domestiques américains, pour la semaine close au 30 août, sera annoncé à 17h (consensus -2,4 millions de barils pour les stocks de brut hors réserve stratégique).

Parmi les publications financières trimestrielles du jour à Wall Street, on retrouve notamment Zumiez, Korn Ferry, Hovnanian et Ciena.

Sur le front du Brexit, le gouvernement de Boris Johnson a subi hier un nouveau revers et renoncé à empêcher l'adoption de la proposition de loi le contraignant à demander un nouveau report de trois mois de la sortie de l'UE dans l'hypothèse du 'no deal' à la mi-octobre. Le texte, validé hier par la Chambre des communes, va passer par la chambre des Lords. Des conservateurs pro-Brexit espéraient déposer des amendements afin de freiner son examen et de bloquer son adoption avant la suspension des opérations parlementaires pour cinq semaines. Le gouvernement britannique a cependant renoncé à s'opposer à l'adoption de la loi, ce qui permettrait un report du Brexit au 31 janvier.

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