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Donald Trump dit "bye-bye" à Nancy Pelosi

Donald Trump dit "bye-bye" à Nancy Pelosi

Alors que le shutdown administratif se poursuit pour le 20ème jour

Donald Trump dit 'bye-bye' à Nancy Pelosi
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La situation reste dans l'impasse aux Etats-Unis, au sujet du shutdown, Trump ayant quitté hier de manière abrupte une réunion avec Nancy Pelosi et Chuck Schumer. "Je viens de quitter une réunion avec Chuck et Nancy, une totale perte de temps. J'ai demandé ce qui allait se passer dans 30 jours si je rouvrais rapidement les choses (ndlr : l'administration), allez-vous approuver une Sécurité aux Frontières comprenant un Mur ou une Barrière d'Acier ? Nancy a dit, NON. J'ai dit bye-bye, rien d'autre ne fonctionne!", a indiqué le Président américain sur Twitter.

"Il a demandé à la présidente Pelosi 'allez-vous accepter mon mur ?'. Elle a dit non. Alors, il s'est levé et il a dit 'dans ce cas, nous n'avons plus rien à nous dire' et il est parti", a rapporté de son côté Chuck Schumer. "Une fois de plus, il a piqué sa crise de colère parce que les choses n'allaient pas dans son sens".

Donald Trump avait effectué avant-hier soir son (court) discours 'à la Nation', depuis le bureau ovale de la Maison Blanche. Le Président américain avait promis de s'adresser aux Américains "à propos de la crise Humanitaire et de Sécurité Nationale" à la frontière avec le Mexique. Trump avait comme prévu exhorté une fois de plus le clan démocrate à accepter le financement de son fameux 'Mur' à la frontière avec le Mexique, à l'occasion de cette intervention de moins de dix minutes.

"Les gens ne bâtissent pas des murs parce qu'ils détestent ceux qui sont à l'extérieur, mais parce qu'ils aiment ceux qui se trouvent à l'intérieur", avait lancé Trump, demandant 5,7 milliards de dollars pour le financement de son projet. "C'est une crise humanitaire, une crise du coeur et une crise de l'âme", avait aussi affirmé le Président US à propos de l'immigration illégale, la frontière sud étant selon lui une porte d'entrée pour le trafic de drogue.

C'est rappelons-le sur ce "Mur" (ou... cette "Barrière d'Acier") qu'achoppent pour l'heure les négociations avec le Congrès... Les Démocrates Nancy Pelosi et Chuck Schumer avaient demandé quant à eux un temps de parole équivalent à celui du Président sur ce sujet. Ils ont dénoncé l'attitude de Trump, qui prendrait selon eux les Américains en otage en agitant le spectre de la crise humanitaire et migratoire. Schumer a estimé que les Etats-Unis devaient être symbolisés par la Statue de la liberté, plutôt que par un mur de 9 mètres de haut. Les démocrates jugent le mur coûteux et contestent la moralité du projet.

Ce jeudi, Trump se rendra à la frontière avec le Mexique, bien décidé à constater sur le terrain la 'véracité' de ses affirmations récurrentes à propos de l'afflux de migrants et de la fameuse 'crise de sécurité'.

Dimanche, Trump avait semblé plus nuancé sur la question, sans doute pour parvenir enfin à un compromis avec le Congrès afin de mettre un terme au 'shutdown' administratif partiel aux Etats-Unis - qui bloque un quart des administrations depuis le 22 décembre 2018.

Alors que débutait la troisième semaine de shutdown, Trump avait fait état sur Twitter d'une "réunion productive" du vice-président Mike Pence et de son groupe avec des représentants de Chuck Schumer (sénateur démocrate de l'Etat de New York au Congrès et chef du groupe démocrate au Sénat) et de Nancy Pelosi (nouvelle présidente - ou 'house speaker' - de la Chambre des représentants). "De nombreux détails à propos de la Sécurité aux Frontières ont été discutés", assurait alors Trump. "Nous envisageons désormais une Barrière d'Acier plutôt que du béton", avait même indiqué le Président américain.

Le bras de fer se poursuit donc pour l'heure entre Trump et les démocrates sur la question du shutdown et du mur. Les interventions du Président américain et des leaders démocrates n'ont guère fait progresser les discussions. Les arguments de Trump n'ont pas évolué, et l'opposition démocrate demeure tenace. Environ 800.000 employés fédéraux restent donc en congés sans solde ou travaillent sans rémunération, pour le 20ème jour consécutif.

©2019,

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