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Donald Trump a désormais son indice boursier, le "Volfefe" !

Donald Trump a désormais son indice boursier, le "Volfefe" !

La banque d'affaires JP Morgan Chase vient de créer un indice "Volfefe", basé sur les tweets de Donald Trump. Son objectif affiché est de mesurer l'effet des interventions du président américain sur la volatilité des marchés obligataires.

Donald Trump a désormais son indice boursier, le 'Volfefe' !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Avec sa manie des tweets intempestifs, Donald Trump provoque régulièrement des secousses sur les marchés financiers, du moins sur le court terme. En août dernier, il a ainsi suffi qu'il menace la Chine de taxes d'importations sur la totalité de ses produits pour entraîner une envolée des cours des obligations, et par ricochet une chute brutale des taux d'intérêts.

Les experts de la banque d'affaires JP Morgan Chase viennent de créer un indice boursier, le "Volfefe", afin de mesurer l'impact sur les marchés financiers obligataires des tweets du président américain.

Le terme "Volfefe" a été créé en combinant les mots "volatilité" et "covfefe", ce dernier étant un mot sans signification tweeté (sans doute suite à une faute de frappe) par Donald Trump en 2017, et qui avait fait couler beaucoup d'encre.

Le "Volfefe Index" est concentré sur le marché de la dette, mais il pourrait être facilement transféré aux marchés des actions ou des devises, a indiqué lundi JP Morgan.

"Chine", "milliards", produits", "dollar", des mots qui font danser les marchés

Les analystes soulignent que le président américain "a produit plus de 10.000 tweets depuis son arrivée au pouvoir, à un rythme qui s'est accéléré ces derniers mois". "Nous avons trouvé de solides preuves démontrant que ces tweets faisaient de plus en plus bouger les taux de la dette américaine sur le marché, juste après leur publication", affirment les analystes.

Le président a publié 4.000 tweets en 2018 et 2019 pendant les heures d'ouverture du marché, mais seuls 146 ayant eu un réel effet sur les cours. Certains mots clés ont tendance à déclencher des réactions plus significatives comme "Chine", "milliards", produits" ou encore "dollar", ainsi que les mots associés à l'enquête sur la Russie de l'ex-procureur spécial Robert Mueller.

L'initiative de JP Morgan intervient après la publication d'une étude par une autre banque, Bank of America Merrill Lynch, qui avait constaté que les indices boursiers se portaient mieux lorsque le locataire de la Maison Blanche s'abstenait de tweeter...

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