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Coronavirus : Washington envisage d'entrer au capital des entreprises en difficulté

Coronavirus : Washington envisage d'entrer au capital des entreprises en difficulté

Face à l'impact du coronavirus sur l'économie américaine, le gouvernement envisage de prendre des participations dans le capital des compagnies en détresse financière.

Coronavirus : Washington envisage d'entrer au capital des entreprises en difficulté
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Face à l'impact du coronavirus sur l'économie américaine, le gouvernement envisage de prendre des participations dans le capital des compagnies en détresse financière, a affirmé mercredi soir le conseiller économique de la Maison Blanche Larry Kudlow. Il a souligné que le sauvetage par l'Etat de General Motors pendant la crise de 2008-2009 s'était avéré une bonne affaire pour le gouvernement fédéral.

Jeudi, le président Donald Trump a lui aussi indiqué qu'il était favorable à une prise de participation de l'Etat dans "certaines entreprises". Lors d'un point presse à la Maison Blanche, il a aussi affirmé qu'il soutiendrait une interdiction pour les entreprises d'utiliser les aides de l'Etat pour racheter leurs propres actions.

Parmi les firmes les plus en difficulté face à la pandémie actuelle figurent les compagnies aériennes, ainsi que Boeing, déjà durement frappé avant le Covid-19 par les déboires de son Boeing 737-MAX.

Mardi, Boeing a demandé à l'Etat un soutien de 60 milliards de dollars pour l'ensemble de l'industrie aéronautique, sans indiquer la répartition des aides demandées. Selon des sources citées par 'Reuters', l'avionneur américain fait face à des problèmes de liquidités. Quant aux modalités de l'aide, Boeing a évoqué un apport de liquidités publiques et privées, y compris des garanties de prêts pour l'industrie aéronautique, mais n'a pas mentionné une éventuelle nationalisation partielle...

Un plan de soutien de 1.300 milliards de dollars en préparation

Larry Kudlow a précisé que cette idée n'était qu'un hypothèse parmi d'autres et que la décision finale dépendrait de la manière dont le Congrès modifierait ou non le projet. Il a ajouté que Washington ferait "tout ce qui est nécessaire" pour soutenir l'économie US face aux conséquences du Covid-19, précisant que le plan envisagé d'environ 1.300 milliards de dollars, pourrait être encore augmenté si la crise s'avérait plus grave que prévu.

La Maison Blanche a demandé au Congrès l'autorisation de débloquer 1.300 Mds$, dont 500 Mds$ en versements directs d'aide financière aux Américains, 50 Mds$ en prêts au secteur aéronautique, et 150 Mds$ aux autres secteurs "fortement perturbés" par l'épidémie. Le passage de cet énorme "package" s'annonce comme une tâche herculéenne pour le Congrès.

Le Congrès US a déjà adopté deux premières lois d'aide d'urgence

Le Sénat américain a pour l'instant approuvé mercredi un deuxième volet de mesures organisant la lutte contre la pandémie. Le texte, déjà approuvé samedi par la Chambre des représentants, permet de débloquer des fonds pour fournir un revenu aux personnes atteintes du Covid-19, ainsi qu'une assistance alimentaire pour les ménages les plus pauvres et une prise en charge financière du test de dépistage du coronavirus.

Début mars, le Congrès avait déjà adopté une première série de mesures d'urgence, d'un montant de 8,3 Mds$, pour venir en aide aux services de santé luttant contre le Covid-19.

Donald Trump ferme la frontière avec le Canada

Quant à Donald Trump, il s'est décrit mercredi, lors de sa conférence de presse désormais quotidienne depuis la Maison Blanche, comme un "président en temps de guerre". Il n'a pas donné de détails sur le plan de soutien massif tant attendu par les marchés, notamment sur l'aide au secteur aéronautique, ce qui a entraîné une nouvelle séance noire à Wall Street.

Donald Trump a déclaré : "je me considère, d'une certaine manière, comme un président en temps de guerre. C'est une guerre que nous menons, c'est une situation très très difficile". Le président américain s'est engagé à prendre des mesures économiques majeures, dont la suspension des expulsions et des saisies immobilières. Il a aussi annoncé la fermeture de la frontière entre les Etats-Unis et le Canada pour tout "voyage non essentiel".

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