WhatsApp : le Bureau européen des unions de consommateurs porte plainte contre les nouvelles règles d'utilisation

WhatsApp : le Bureau européen des unions de consommateurs porte plainte contre les nouvelles règles d'utilisation

Le Beuc et huit de ses organisations membres, dont l'UFC-Que choisir, accusent le service de messagerie de Facebook de "multiples violations des droits des consommateurs européens"...

WhatsApp : le Bureau européen des unions de consommateurs porte plainte contre les nouvelles règles d'utilisation
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Après avoir provoqué une crise de confiance pour une partie des utilisateurs à l'annonce en début d'année des nouvelles conditions d'utilisation, WhatsApp est désormais visé par une plainte d'une fédération d'associations de consommateurs issues de plusieurs pays européens.

Le Bureau européen des unions de consommateurs (Beuc), et huit de ses organisations membres, dont l'UFC-Que Choisir, ont déposé une plainte ce lundi auprès de la Commission européenne et du réseau européen des autorités de protection des consommateurs contre WhatsApp "pour de multiples violations des droits des consommateurs de l'UE", peut-on lire dans un communiqué publié ce lundi.

Depuis plusieurs mois, le service de messagerie appartenant à Facebook "fait indûment pression sur ses utilisateurs pour qu'ils acceptent ses nouvelles conditions d'utilisation et sa politique de confidentialité. Pourtant, ces termes ne sont ni transparents ni compréhensibles pour les utilisateurs", explique la fédération d'associations de consommateurs issues de plusieurs pays européens.

Des notifications "persistantes, récurrentes et intrusives"

En début d'année, l'application avait en effet informé ses quelque 2 milliards d'utilisateurs qu'ils devaient consentir à de nouvelles conditions d'utilisation, impliquant plus de partages de données avec sa maison-mère Facebook et ses différentes entités. Face au tollé, WhatsApp avait alors décidé de décaler la mise en oeuvre de ces nouvelles règles au 15 mai dernier.

Le Beuc explique que la plainte porte d'abord sur les notifications "persistantes, récurrentes et intrusives", qui pousseraient ainsi les utilisateurs à accepter la mise à jour. "Le contenu de ces notifications, leur nature, leur calendrier et leur récurrence exercent une pression indue sur les utilisateurs et portent atteinte à leur liberté de choix. En tant que tels, ils constituent une violation de la directive européenne sur les pratiques commerciales déloyales", dénonce-t-il.

Une "ambiguïté"

La fédération évoque également "l'opacité des nouvelles conditions", estimant que le service de messagerie n'a "pas expliqué dans un langage clair et intelligible la nature des changements" et des conséquences "pour leur vie privée, notamment en ce qui concerne le transfert de leurs données personnelles à Facebook et à d'autres tiers".

"Cette ambiguïté constitue une violation du droit de la consommation de l'UE qui oblige les entreprises à utiliser des clauses contractuelles et des communications commerciales claires et transparentes",

Le Beuc a appelé "les autorités de protection des données à accélérer leurs enquêtes" et le réseau européen des autorités chargées de la protection des consommateurs et le réseau des autorités chargées de la protection des données "à travailler en étroite coopération sur ces questions"...

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