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Urgence climatique : le Giec appelle à des "changements sans précédent" !

Urgence climatique : le Giec appelle à des "changements sans précédent" !

Les scientifiques alertent sur les conséquences du réchauffement climatique. Ils mettent en garde contre une hausse des températures supérieure à 1,5 degré.

Urgence climatique : le Giec appelle à des 'changements sans précédent' !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les experts scientifiques du Giec viennent de publier un nouveau rapport ce lundi... Ils appellent à tout mettre en oeuvre pour contenir le réchauffement climatique à +1,5 degré et non 2 degrés ou plus.

Le document de 400 pages dresse la liste des conséquences de cette hausse progressive des températures sur la biodiversité.

"Toute augmentation supplémentaire de la température, aussi minime soit-elle, a son importance, d'autant plus qu'un réchauffement de 1,5 degré ou plus augmentera le risque associé à des changements pérennes ou irréversibles, tels que la disparition de certains écosystèmes", indique Hans-Otto Pörtner, coprésident d'un groupe de travail du Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat).

Sur 105.000 espèces étudiées, 8% des plantes, 6% d'insectes et 4% des vertébrés perdraient la moitié de leurs habitats. Ils seraient deux fois plus si le seuil atteint 2 degrés. Avec un réchauffement de 1,5 degré, 70 à 90 % des récifs coralliens disparaîtraient, alors qu'avec 2 degrés supplémentaires, la quasi-totalité serait anéantie.

Réfugiés climatiques

De même, le réchauffement climatique a un impact sur la hausse du niveau des océans. D'ici à 2100, la fonte totale en été de la banquise arctique arriverait une fois par siècle si le réchauffement est limité à 1,5 degré, mais au moins une fois tous les dix ans s'il est de 2 degrés.

La hausse du niveau de la mer a également des conséquences économiques et migratoires importantes. Plusieurs millions de personnes devront quitter leurs maisons menacées par la montée des eaux...

Réduire les émissions de CO2 de 45%

Les experts appellent à "des changements sans précédent". Pour cela, il faudrait que les émissions mondiales de CO2 soient réduites de 45% d'ici 2030 par rapport à leurs niveaux de 2010. Les scientifiques indiquent également qu'il faudrait atteindre en 2050 un "bilan nul". Les émissions devraient être compensées par des dispositifs éliminant du CO2, comme le fait de planter de nouvelles forêts.

"Si l'on regarde le bon côté des choses, certains des types de mesures qui seraient nécessaires pour limiter le réchauffement à 1,5 degré sont déjà mis en oeuvre dans le monde, mais il faudrait néanmoins accélérer le rythme", précise Valérie Masson-Delmotte, la coprésidente d'un groupe de travail. Des mesures sont nécessaires dans tous les domaines : aménagement du territoire, énergie, industrie, bâtiment, transport et urbanisme.

Cop 24

"Les années à venir seront sans doute les plus importantes de notre histoire", martèlent les spécialistes. En 2015, lors de la Cop21 à Paris, les Etats s'étaient mis d'accord pour réduire le réchauffement climatique "bien au-dessous de 2 degrés" et viser 1,5 degré. Ils pourront désormais s'appuyer sur ce rapport pour revoir leurs ambitions lors de la Cop24 du 3 au 14 décembre prochain en Pologne...

©2018,

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