Universités : les frais de scolarité gelés pour la 2ème année consécutive

Universités : les frais de scolarité gelés pour la 2ème année consécutive

La ministre de l'Education nationale en a fait la promesse, et ce, malgré les préconisations récentes de l'Inspection générale des finances pour renflouer les caisses des universités.

Universités : les frais de scolarité gelés pour la 2ème année consécutive
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Que les futurs étudiants se rassurent, "pour la deuxième année consécutive, il n'y aura pas d'augmentation des droits d'inscription à l'université" à la rentrée 2016, a annoncé la ministre de l'Education nationale, Najat-Vallaud Belkacem dans les colonnes du 'Parisien'.

Un rapport publié l'an dernier par les inspections générales des finances préconisait pourtant de les relever à 1.000 euros - contre 184 euros en licence et 256 euros en master actuellement - afin de renflouer les caisses des universités.

Stabilité du ticket de RU

Chaque année, l'Unef publie une enquête sur le coût de la rentée universitaire. Malgré le gel des frais opéré en 2015, le syndicat étudiant notait une hausse de l'ensemble des "frais obligatoires": +0,9% pour la sécurité sociale étudiante (ce qui amène le coût total d'une inscription en master à 476,10 euros) et +1,6% pour la restauration universitaire, sans compter la hausse des tarifs de l'électricité.

Une situation qui ne devrait pas se reproduire cette année. Najat Vallaud-Belkacem assure en effet, que le montant de la cotisation de sécurité sociale étudiante sera gelé et que celui du ticket de restaurant universitaire demeurera stable.

Le logement, premier poste de dépenses

En 2015, le coût de la rentrée avait malgré tout augmenté de 1,1%, en dépit d'une inflation atone, en raison du coût du logement, premier poste de dépenses des jeunes universitaires. "Les étudiants qui habitent hors Ile-de-France payent le refus du gouvernement d'encadrer les loyers dans les principales villes universitaires", regrettait l'Unef à la dernière rentrée.

Sur ce point, "nous poursuivons la construction de 40.000 logements étudiants et nous avons créé la caution locative étudiante", souligne la ministre. Cette caution permet à l'Etat de se porter garant pour des étudiants ne pouvant pas fournir de caution locative aux propriétaires, en raison de leur situation familiale ou personnelle. Elle s'adresse à tous (étudiant en couple, seul ou en colocation), avec un plafond fixé à 500 euros en régions, 600 euros en Ile-de-France et 700 euros à Paris...

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