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Un salarié sur quatre ne respecte pas son arrêt maladie !

Un salarié sur quatre ne respecte pas son arrêt maladie !

La sécurité sociale dépense chaque année des sommes astronomiques dans les arrêts maladie. Alors que le gouvernement tente de minimiser les coûts, une étude montre que les arrêts sont de plus en plus longs mais pas toujours respectés...

Un salarié sur quatre ne respecte pas son arrêt maladie !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le projet de loi de financement de la sécurité sociale est actuellement discuté à l'Assemblée nationale. Les arrêts maladie sont l'un des points que le gouvernement souhaiterait réformer. Malakoff Médéric a publié ce mercredi une étude qui donne quelques pistes pour permettre d'enrayer la hausse des arrêts...

Des arrêts plus longs

Selon la mutuelle santé, 42% des salariés interrogés se sont vus prescrire un arrêt maladie au cours des 12 derniers mois. Parmi eux, 23% n'ont pas été respectés en 2018. Une tendance observée principalement chez les cadres (22% ne prennent pas l'arrêt prescrit contre 11% des ouvriers) et les dirigeants (48% ne prennent pas l'arrêt prescrit contre 14% de l'ensemble des salariés).

En revanche, l'étude montre que le travail n'est pas toujours la principale cause. Seuls 9 % des arrêts maladie sont liés à un contexte exclusivement professionnel, et 30 % sont liés à un contexte à la fois professionnel et non professionnel. Globalement, ces arrêts sont de plus en plus longs, souvent de plus de 30 jours...

La solution : le télétravail ?

La question posée par le gouvernement ces derniers mois est de savoir comment il est possible de mettre en place un système pour que les personnes qui sont en arrêt de travail puissent revenir progressivement à l'emploi et non brutalement ?

Edouard Philippe s'est dit ouvert au télétravail, mi-novembre, sur RTL. Selon lui, le plus important est de “ne pas se placer dans des situations qui soient trop binaires : on ne travaille pas, on n'a pas le droit, puis ensuite on doit travailler complètement”. Cela permettrait donc de réduire le temps de certains arrêts qui durent parfois au-delà de six mois et coûtent très cher à l'Etat.

Rendre le temps partiel thérapeutique plus facile d'accès

Une autre piste avait été évoquée par le ministère de la Solidarité et de la Santé ainsi que le ministère du Travail. Ils ont déposé conjointement un amendement pour changer les règles du temps partiel thérapeutique.

Il n'est pour le moment accessible qu'après un congé maladie à temps plein, alors que s'il pouvait être prescrit sans-préalable par un médecin, "il permettrait à la personne fragilisée de conserver un lien avec l'entreprise et diminuer les risques d'absence à plus long terme", expliquait le ministère de la Santé...

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