Un peu plus d'un indépendant sur dix vit sous le seuil de pauvreté

Un peu plus d'un indépendant sur dix vit sous le seuil de pauvreté

Avec moins de la moitié du Smic annuel, selon l'Insee.

Un peu plus d'un indépendant sur dix vit sous le seuil de pauvreté
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Ils sont exploitants agricoles, électriciens, restaurateurs, coiffeurs, pharmaciens, avocats ou encore artistes... La France métropolitaine compte plus de 3 millions d'indépendants, selon un décompte datant de 2019.

Les activités qu'ils exercent sont très variées ainsi que le revenu qu'ils en retirent, constate l'Insee dans une étude publiée mercredi. Pour plus d'un quart d'entre eux (27%), les revenus d'activité annuels sont inférieurs à la moitié du Smic rapporté à leur quotité de travail : ils sont qualifiés dans cette publication de "gagnant très peu". Si plus de 80% des indépendants comme des salariés déclarent travailler à temps plein, cette proportion est inférieure parmi les indépendants gagnant très peu (75%).

Toutefois, la perception de faibles revenus d'activité ne conduit pas nécessairement à une situation de pauvreté monétaire. En effet, les revenus d'un conjoint qui travaille ou la perception de prestations sociales peuvent avoir un effet protecteur. Ainsi, avec ou sans enfant, les indépendants sont beaucoup plus touchés par la pauvreté monétaire lorsqu'ils ne vivent pas en couple.

Le niveau de vie prend en effet en compte l'ensemble des ressources du ménage et dépend de la composition familiale. Les indépendants ayant des revenus d'activité très faibles peuvent par ailleurs percevoir des revenus de remplacement : 21 % d'entre eux bénéficient d'allocations chômage contre 11% de l'ensemble des indépendants et 12 % perçoivent une pension de retraite contre 8 % des indépendants.

Représentation aux extrêmités

Dans l'ensemble, un peu plus d'un indépendant sur dix gagne moins de la moitié du Smic annuel et vit sous le seuil de pauvreté.

Sur l'échelle des niveaux de vie, la distribution des indépendants se distingue de celle des salariés par une plus forte représentation aux extrémités : 13% d'entre eux font partie des 10% des ménages les plus pauvres, contre 5% des salariés et 25% appartiennent aux 10% des ménages les plus aisés, contre 12% des salariés.

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