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Un déficit à 3% du PIB difficile à atteindre, reconnaissent certains ministres

Un déficit à 3% du PIB difficile à atteindre, reconnaissent certains ministres

"Il faut qu'on ne coupe pas ce qui reste de croissance, ce serait une faute", explique le ministre des Affaires étrangères...

Un déficit à 3% du PIB difficile à atteindre, reconnaissent certains ministres
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Alors que la Cour des comptes a jugé mardi, dans son rapport annuel, que Paris ne parviendrait pas à atteindre le chiffre de 3%, les ministres Laurent Fabius, Jérôme Cahuzac et Pierre Moscovci, commencent à admettre que l'objectif devient difficilement atteignable...

Le ministre des affaires étrangères a jugé "probable" que la France ne tienne pas son objectif de baisse des déficits publics en 2013..."Il faut qu'on ne coupe pas ce qui reste de croissance, ce serait une faute, mais en même temps il faut qu'on soit sérieux et le mot 'économies' fait partie du vocabulaire", a déclaré le ministre des Affaires étrangères sur Canal+.

Bercy moins catégorique

Le ministre du Budget Jérôme Cahuzac a réagi un peu plus tard de façon plus modérée, au micro de France Inter. "Ce sera effectivement très difficile", a-t-il reconnu. "La probabilité d'atteindre cet objectif s'est amenuisée au fur et à mesure que la croissance pâlissait non seulement en France mais plus généralement dans la zone euro et même dans le monde", a-t-il ajouté.

Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a indiqué pour sa part que le gouvernement s'en tenait au calendrier annoncé pour une éventuelle révision. La première étape sera la présentation du programme de stabilité le 15 mars au Parlement. La France prévoit de ramener cette année ses déficits publics de 4,5% à 3% de son PIB. Elle se base pour cela sur un scénario de croissance de 0,8% de son économie... Un objectif qui paraît aujourd'hui très optimiste au vu des prévisions des économistes. La Commission européenne doit publier le 22 février ses propres chiffres, auxquels la France confrontera les siens. "C'est dans ce contexte là que nous verrons s'il faut réévaluer ou non et quelles conséquences tirer de ces prévisions", a expliqué Pierre Moscovici, pour qui "le calendrier n'est pas changé (...) et tout cela doit se faire dans le bon ordre"...

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