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Uber retire ses trottinettes et vélos électriques de Paris

Uber retire ses trottinettes et vélos électriques de Paris

Victime de la crise du Covid-19, l'entreprise détenue par Uber, Jump, va être absorbée par l'opérateur de trottinettes électrique Lime...

Uber retire ses trottinettes et vélos électriques de Paris
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Clap de fin pour Jump dans Paris... Un an après avoir déployé dans les rues de la capitale ses vélos et trottinettes électriques en libre-service sous la marque "Jump", la filiale d'Uber, prochainement transférée à Lime, s'apprête à retirer sa flotte ce week-end, comme l'a révélé 'Le Parisien' ce lundi.

Au total, 5.000 vélos électriques et 430 trottinettes en libre-service seront retirés. Ce lundi encore, quelques dizaines d'engins apparaissaient dans l'application Uber, qui avait racheté Jump en avril 2018 pour près de 200 millions de dollars pour diversifier ses activités, alors que le marché de la mobilité électrique était en pleine expansion.

Contactée par le quotidien, une porte-parole d'Uber en France a précisé que "la majorité" des vélos et trottinettes ont été déplacés vers les entrepôts "en vue du transfert des opérations à Lime", "même si le partenariat n'est pas encore clos en Europe".

Accord entre Lime et Uber

Comme l'avait révélé 'Les Echos' le 7 mai dernier, Lime avait levé 170 millions de dollars lors d'un tour de table mené par Uber. Selon une source citée par Bloomberg, cette injection d'argent frais valoriserait la start-up de trottinettes électriques 400 millions de dollars. Dans le cadre de cet investissement, Lime a alors acquis toutes les opérations et le matériel de Jump.

Selon le quotidien économique, l'absorption de Jump par Lime s'est soldée par de nombreux licenciements au sein de la marque au vélo rouge. Fin mai, la filiale d'Uber avait déjà retiré ses engins de Bruxelles et licencié ses employés belges.

Victime de la crise du Covid-19

A Paris, les vélos et trottinettes électriques de Jump, victimes de la crise du Covid-19 dans le secteur très fragile des micro-mobilités, avaient su trouver leur public. Chaque engin était loué 4 à 5 fois par jour en moyenne, selon les estimations de la société Fluctuo, spécialisée dans l'observation des marchés de micro-mobilités. Aucune date n'a été pour l'heure annoncée pour un éventuel retour du service dans la capitale.

Après les départs de Gobee Bike, oBike, Ofo, Oribiky, Donkey Republic et Mobike, Paris ne compte ainsi plus aucun service de vélos en "flotte libre". Le réseau financé par les collectivités locales "Vélib'" reste le seul service de vélos partagés encore accessible.

©2020,

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