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Uber, Deliveroo... les livreurs appellent à ne pas commander en pleine semaine de football

Uber, Deliveroo... les livreurs appellent à ne pas commander en pleine semaine de football

Le calendrier n'a pas été choisi au hasard, alors que les Bleus affrontent la Belgique mardi à 20 heures, et que la finale du Mondial est programmée dimanche à 17 heures.

Uber, Deliveroo... les livreurs appellent à ne pas commander en pleine semaine de football
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Ils dénoncent les dégradations de leurs conditions de travail... Les livreurs à vélo des cinq principales "plateformes" de livraison (Deliveroo, Foodora, Uber eats, Stuart et Glovo), ont décidé de faire grève, et pas à n'importe quel moment. Ils ont choisi cette semaine, soit jusqu'au 15 juillet, c'est à dire en pleine actualité footballistique avec de gros enjeux pour l'équipe de France. Les Bleus affrontent en effet la Belgique mardi à 20 heures, et la finale du Mondial est programmée dimanche à 17 heures.

"Si nous sacrifions une des semaines les plus rentables de l'année, c'est parce que l'ont sait qu'il est devenu urgent de nous unir entre livreurs, afin de dépasser l'extrême individualisation qu'imposent nos conditions de travail, mais aussi de faire entendre nos revendications à l'ensemble de la population", peut-on lire dans un communiqué du CLAP, le Collectif des Livreurs Autonomes Parisiens.

Leurs revendications ? "Une tarification minimum horaire garantie, la prise en compte de la pénibilité de travail (pluie, weekend, nuit...), des plages de travail et une activité garantie". Ils constatent une "précarisation de leurs conditions de vie", ont vu leurs "rémunérations diminuer", et "leur temps de distance de livraison augmenter".

Ils dénoncent aussi l'amendement Taché, du nom d'Aurélien Taché, le député LREM qui l'a proposé, dans le cadre du projet de loi ?"avenir professionnel". Selon les livreurs, ce texte va participer à pérenniser le modèle économique défendu par Uber eats et ses concurrents. "En instituant le principe de charte sociale décidée de manière unilatérale et sans contre-partie aucune de la part des plateformes, il ne peut qu'instituer la dépendance et la précarité des travailleurs", expliquent-ils.

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