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Transports en Île-de-France : Pécresse demande à l'Etat de compenser les pertes

Transports en Île-de-France : Pécresse demande à l'Etat de compenser les pertes

La présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse estime le montant des pertes subies par les transports publics à 2,6 milliards d'euros...

Transports en Île-de-France : Pécresse demande à l'Etat de compenser les pertes
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La présidente de l'Île-de-France tire la sonnette d'alarme... S'inquiétant de la situation financière des transports publics dans sa région, classée en zone orange jusqu'au 22 juin, Valérie Pécresse a demandé ce mercredi au gouvernement de compenser intégralement les "pertes de recettes subies par les transports publics à cause du Covid, du confinement, de la distanciation physique, de la crise économique".

"Nous sommes littéralement en situation de cessation de paiement", a-t-elle indiqué sur 'RTL', rappelant que "le président de la République a dit : 'L'État paiera les dégâts de la crise du coronavirus, quoi qu'il en coûte'".

"Ce serait assez paradoxal qu'il vienne renflouer les secteurs de l'aéronautique et de l'automobile et qu'il ne vienne pas renflouer celui des transports", a-t-elle ainsi estimé.

Refus d'un "impôt Covid"

Selon la présidente d'Île-de-France Mobilités, les pertes sont désormais "abyssales, pas seulement pour la SNCF, pour tous les transports publics et dans toute la France".

"Nous avons 2,6 milliards rien que sur l'Île-de-France... On a perdu 90% des voyageurs", a précisé présidente de la région. Dans le cas où l'Etat ne pourrait venir en aide au secteur des transports en commun, Valérie Pécresse dit écarter l'idée d'"un 'impôt Covid' sur les voyageurs de 20 euros par mois". Je m'y refuse résolument et absolument. Ce serait totalement injuste", a-t-elle insisté.

Appel à passer "au vert"

Valérie Pécresse, qui souhaite accélérer la situation pour l'Île-de-France et ne pas attendre le 22 juin prochain, a également assuré que la région est "en mesure de passer au vert". "Tous les indicateurs montrent que l'épidémie a reculé et je crois qu'il faut un retour à la normale beaucoup plus rapide", a-t-elle estimé.

"Il faut que les enfants puissent retourner à l'école, que les restaurants puissent rouvrir. Il faut que l'on allège les contraintes sur les transports tout en maintenant le port du masque obligatoire", a poursuivi l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy. L'idée de rouvrir les restaurants en zone orange "normalement" (pas que les terrasses) avait d'ailleurs été évoquée mardi soir par Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires étrangères.

©2020,

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