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Traité budgétaire européen : 120 économistes n'en veulent pas et le disent haut et fort !

Traité budgétaire européen : 120 économistes n'en veulent pas et le disent haut et fort !

En approuvant le texte, ils estiment que la transition sociale et écologique sera hypothéquée à moyen et long terme...

Traité budgétaire européen : 120 économistes n'en veulent pas et le disent haut et fort !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — "Non au traité budgétaire européen !", tel est le titre d'une tribune signée par 120 économistes et publiée dans l'édition du journal 'Le Monde' de ce mercredi... Parmi eux, le quotidien mentionne Frédéric Lordon, directeur de recherche au CNRS ; Jacques Généreux, maître de conférence à l'IEP de Paris ou encore André Orléan, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS). "L'austérité est à la fois injuste, inefficace et antidémocratique", clament-ils.

Limiter les déficits hypothèque la transition sociale et écologique
Le traité de stabilité, de coordination et de gouvernance, ou TSCG, présenté mardi à l'Assemblée nationale, prévoit l'instauration d'une règle d'or, qui interdit à tout Etat membre de la zone euro de présenter un déficit public supérieur à 0,5% du PIB. En cas de non respect, les Etats seront sanctionnés. Or, "en imposant l'équilibre des comptes publics, ce traité est porteur d'une logique récessive qui aggravera mécaniquement les déséquilibres actuels", estiment les économistes signataires. A moyen et à long terme, la limitation de la dépense publique "hypothéquera la transition sociale et écologique qui nécessite des investissements considérables", ajoutent-ils.

"La crise européenne n'est pas due à la dette publique"
Les économistes signataires n'accréditent pas le fait que crise de la zone euro, serait due à la dette publique. Elle s'explique selon eux par "l'absence totale de régulation du crédit et des flux de capitaux aux dépens de l'emploi, des services publics et des activités productives". Une crise renforcée par "l'interdiction qui est faite à la BCE de prêter directement aux Etats pour des dépenses d'avenir", contrairement aux autres banques centrales et "par l'extrême faiblesse du budget européen".

Ces 120 économistes prônent une autre voie, celle d'une "expansion coordonnée de l'activité, de l'emploi et des services publics", en réformant et en démocratisant les institutions.

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