Télétravail : un recours "pas à la hauteur" de la situation sanitaire, selon le gouvernement

Télétravail : un recours "pas à la hauteur" de la situation sanitaire, selon le gouvernement

Selon un sondage Harris Interactive pour le ministère du Travail, 29% des actifs ont télétravaillé au moins partiellement la semaine du 3 au 9 janvier, contre 30% mi-décembre...

Télétravail : un recours 'pas à la hauteur' de la situation sanitaire, selon le gouvernement
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Malgré l'obligation de trois jours minimum de télétravail, il n'y a pas eu de "boom" du travail à distance, selon les résultats d'un sondage Harris Interactive réalisé pour le ministère du Travail. Face à la forte propagation du variant Omicron, le Premier ministre Jean Castex avait pour rappel annoncé fin décembre que trois jours de télétravail "minimum" seraient obligatoires à partir de début janvier, voire quatre "quand cela est possible"...

L'étude révèle que la part de télétravailleurs est restée stable sur la semaine du 3 au 9 janvier comparé au mois de décembre, comme le rapporte 'Ouest France'. Si le télétravail a progressé en Île-de-France, passant à 69% début janvier contre 62% mi-décembre, il n'y a pas de réelle évolution de manière globale.

Dans le détail, 29% des actifs ont télétravaillé au moins partiellement, contre 30% la semaine du 13 au 19 décembre. Parmi les actifs pouvant télétravailler facilement, 60% l'ont fait au moins partiellement contre 58% mi-décembre.

Le nombre de jours télétravaillés progresse légèrement...

Le sondage note tout de même que le nombre de jours télétravaillés a légèrement progressé chez les actifs ayant déclaré travailler à distance, passant de 3 jours en moyenne mi-décembre à 3,3 jours.

Pour le ministère du Travail, l'effort de nombreuses entreprises pour respecter les consignes du protocole sanitaire en entreprise sur le télétravail n'est "pas à la hauteur" de la situation, alors que que la propagation du variant Omicron fait exploser les compteurs de contaminations ces derniers jours...

Début janvier, un amendement a été déposé afin de préciser les modalités de sanctions qui s'appliqueront lorsqu'une entreprise ne respectera pas le protocole sanitaire demandé, comme le rapporte 'Les Echos'. La ministre du Travail Elisabeth Borne avait évoqué la volonté de pouvoir sanctionner les entreprises qui ne jouent pas le jeu d'une amende administrative allant jusqu'à 1.000 euros par salarié, "dans la limite de 50.000 euros" par entreprise...

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