Taxes : Donald Trump menace General Motors, Ford cède
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Le futur président américain a menacé via Twitter le constructeur automobile de lui imposer "une importante taxe frontalière"... Ironiquement, c'est un autre constructeur, Ford, qui a annulé mardi la construction d'une usine au Mexique...
(Boursier.com) — Donald Trump, qui prendra ses fonctions de président des Etats-Unis le 20 janvier, continue de donner un aperçu de sa future politique sur le réseau social Twitter... Il s'en est pris mardi au premier constructeur automobile américain, General Motors, et a menacé de lui imposer "une importante taxe frontalière"...
"General Motors envoie le modèle Chevy Cruze produit au Mexique à des concessionnaires automobiles aux Etats-Unis sans payer de droits de douane à la frontière. Fabriquez aux États-Unis ou payez une importante taxe frontalière !" a-t-il déclaré dans un message envoyé sur Twitter !
General Motors is sending Mexican made model of Chevy Cruze to U.S. car dealers-tax free across border. Make in U.S.A.or pay big border tax! — Donald J. Trump (@realDonaldTrump), via Twitter
Au cours de sa campagne présidentielle, le candidat républicain s'est engagé à remettre en cause des traités commerciaux comme l'Alena, un accord signé en 1994 qui institue une zone de libre-échange entre les États-Unis, le Canada et le Mexique.
Ford annule un projet d'usine au Mexique
Le président élu s'en est également pris à Ford pendant la campagne électorale pour avoir délocalisé sa production au Mexique. Et si GM n'a pas réagi au "tweet" de Donald Trump, c'est justement son rival Ford Motor qui a créé la surprise, en annonçant que le groupe annulait un projet de construction d'une nouvelle usine au Mexique, un investissement estimé à 1,6 milliard de dollars...
Le deuxième constructeur auto américain derrière GM précise qu'il utilisera une partie de cette somme pour investir sur son site de Flat Rock, dans le Michigan, un Etat du Nord des Etats-Unis durement frappé par la désindustrialisation...
"Vote de confiance"
Le patron de Ford, Mark Field, a souligné que 700 millions de dollars seront investis et 700 emplois créés à Flat Rock. Dans un entretien avec la chaîne 'CNN', M. Field a encore indiqué que la décision du groupe était un "vote de confiance" envers la politique pro-business promise par Donald Trump. Il a cependant démenti avoir passé un accord avec Trump, estimant que la décision du groupe était purement économique...
Donald Trump demande à la Chine de contrôler la Corée du Nord
Ces dernières heures, le prochain président américain a également fait parler de lui sur Twitter, en critiquant une nouvelle fois la Chine, estimant qu'elle tirait grandement profit de ses liens économiques avec les Etats-Unis mais qu'elle ne contribuait pas à contrôler une Corée du Nord lancée dans la course à l'arme nucléaire...
Donald Trump a d'ailleurs désigné Robert Lighthizer, un farouche adversaire des pratiques commerciales de la Chine, comme représentant américain au Commerce, selon un communiqué de son équipe de transition diffusé mardi... Robert Lighthizer "combattra pour de bons accords commerciaux qui donnent la priorité à l'ouvrier américain", peut-on lire dans ce texte...
