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Taxe numérique : les Etats-Unis dans une posture de négociation ?

Taxe numérique : les Etats-Unis dans une posture de négociation ?

Les Etats-Unis ont décidé de claquer la porte des négociations, faute d'avancées. "On rentre, on sort, on fait une pause", estime le commissaire européen au Marché intérieur.

Taxe numérique : les Etats-Unis dans une posture de négociation ?
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Une posture négociation de la part des Etats-Unis ? Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a demandé la suspension des discussions sur la taxation des géants du numérique dans un courrier daté du 12 juin adressé à la France, à l'Espagne, à la Grande-Bretagne et à l'Italie.

"C'est une posture de négociation. (...) C'est une négociation qui va durer toute l'année 2020. On rentre, on sort, on fait une pause. La négociation va se poursuivre", a déclaré lundi le commissaire européen au Marché intérieur, Thierry Breton, sur le plateau de LCI.

"L'OCDE est le bon lieu pour discuter, pour négocier, on est très prêts d'un accord, du reste. (...) Je suis convaincu qu'on trouvera un accord."

Rétorsion commerciale

Les Etats-Unis, ont déjà lancé des enquêtes sur la taxe française visant les entreprises numériques et les projets comparables de plusieurs pays, dont la Grande-Bretagne, l'Italie et le Brésil. Les résultats de ces investigations pourraient conduire à l'adoption de mesures de rétorsion commerciales à l'encontre des pays concernés.

Dans sa configuration actuelle, le système fiscal international permet entre autres aux géants du numérique comme Google, Amazon, Facebook, Apple ou Microsoft - souvent désignés par l'acronyme "Gafam" - la possibilité de déclarer leurs bénéfices dans des pays à faible taux d'imposition des sociétés comme l'Irlande, indépendamment du pays dans lequel se trouvent leurs utilisateurs.

Ralentissement avec le coronavirus

Interrogé sur la persistance du nouveau coronavirus et sur le risque de voir la reprise ralentie, Thierry Breton a considéré que ça n'était pas le cas.

"Ça ne la freine pas", a-t-il dit, avant de considérer que le rebond observé sur les marchés financiers était imputable aux plans de relance. "Ils nous disent que les plans de relance sont là et qu'ils sont bien faits, c'est ça le message qui est envoyé."

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