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Tableau de bord économique de l'Ile-de-France : premier bilan

Tableau de bord économique de l'Ile-de-France : premier bilan

Les pertes d'emploi risquent de se multiplier si le redémarrage s'avère impossible pour certaines entreprise,s mais aussi au fur et à mesure que les mesures de chômage partiel s'atténueront...

Tableau de bord économique de l'Ile-de-France : premier bilan
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le Centre Régional d'Observation du Commerce de l'Industrie et des Services (CROCIS) de la Chambre de commerce et d'industrie de Région Paris-Ile-de-France analyse les grandes mutations économiques de la région et de ses territoires. Il rassemble et traite les principales données structurelles et conjoncturelles permettant d'identifier et d'analyser les évolutions économiques de l'Ile-de-France.

Le CROCIS tire ainsi un premier bilan économique du début de l'année 2020 : "Toujours pénalisée par les mouvements sociaux en janvier, l'activité francilienne a surtout été marquée au premier trimestre par le début de l'épidémie de Covid-19 et par le confinement et la crise qui en ont découlé".

Certaines évolutions économiques peuvent paradoxalement sembler positives mais sont liées au contexte exceptionnel : le taux de chômage francilien a diminué de 0,2 point, mais cette baisse est liée à la non-disponibilité, du fait du confinement, des personnes sans emploi ; de même, le nombre de défaillances d'entreprises s'est de nouveau réduit dans la région (- 20,2%) mais l'ampleur du repli est due aux retards dans les jugements à partir de mi-mars...

Il convient alors plutôt de retenir que, même si l'agroalimentaire et l'industrie pharmaceutique ont été moins sévèrement touchés, l'activité de tous les secteurs a subi un violent coup d'arrêt à partir de mars et que, dans ce contexte, plus de 100.000 emplois ont été détruits en Ile-de-France au cours du premier trimestre 2020.

Un redémarrage partiel et très hétérogène d'un secteur à l'autre

L'économie francilienne est restée quasiment à l'arrêt tant que les mesures sanitaires de confinement ont été appliquées dans la région... Le rebond ne s'est pas manifesté dès la mi-mai et, surtout, celui-ci est aujourd'hui encore partiel, voire inexistant dans certains secteurs. Ainsi, dans l'industrie manufacturière, le taux d'utilisation de l'outil de production n'était que de 62% en juin contre une moyenne de long terme proche de 80%.

Dans les services marchands, le transport de marchandises a quasiment retrouvé ses niveaux d'avant-crise tandis que l'hôtellerie-restauration et, plus globalement, le tourisme affichent toujours des perspectives très incertaines et opèrent des réouvertures encore marginales (notamment les établissements hôteliers qui attendent pour nombre d'entre eux le redémarrage du tourisme d'affaires prévu en septembre).

Pas si simple

Dans le commerce, malgré les contraintes sanitaires, les établissements alimentaires traversent la crise sans difficultés extrêmes. Pour les autres, la situation est bien plus délicate et les soldes d'été ont débuté avec des stocks importants et des trésoreries mises à mal : l'activité des magasins n'a en effet que très partiellement repris et les commerçants évoquent même une remise en cause de la consommation, en particulier dans l'habillement.

Dans le BTP, la reprise des chantiers - y compris ceux du Grand Paris Express - s'est avérée lente du fait des difficultés à appliquer les nouvelles normes même si le rebond a été marqué en juin.

Reprise en question

Quelques données relatives au deuxième trimestre 2020 sont disponibles et illustrent la difficulté de la reprise économique : la demande placée de bureaux en Ile-de-France a notamment été limitée à moins de 200.000 m(2) sur l'ensemble du printemps, le trafic de Paris Aéroport est toujours très faible (celui-ci a subi des baisses de 98,6% en avril, de 97,8% en mai et de 93,2% en juin) et a été cantonné à 700.000 passagers en juin.

Dans ce contexte, les pertes d'emploi risquent de se multiplier si le redémarrage s'avère impossible pour certaines entreprise,s mais aussi au fur et à mesure que les mesures de chômage partiel s'atténueront...

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