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Stations de ski fermées : "douche froide" pour les professionnels du secteur

Stations de ski fermées : "douche froide" pour les professionnels du secteur

Alors que les stations espéraient ouvrir à Noël, Emmanuel Macron s'est prononcé pour une réouverture en janvier...

Stations de ski fermées : 'douche froide' pour les professionnels du secteur
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Pas de ski à Noël cette année... Mardi soir, Emmanuel Macron a dévoilé les grandes lignes d'un déconfinement progressif et évoqué la stratégie du gouvernement pour les mois à venir. Concernant les stations de ski, le président de la République a indiqué qu'il lui semblait "impossible d'envisager une ouverture pour les fêtes".

"C'est vraiment la douche froide... On est consterné, on ne comprend pas", a réagi sur 'franceinfo' Jean-Luc Boch, maire de La Plagne Tarentaise, président de l'association nationale des maires de montagne et président de France Montagne, après l'allocution du chef de l'Etat.

Il estime en en effet que "tous les acteurs de la montagne" sont dans l'incompréhension, alors que ces derniers "avaient préparé un vrai protocole pour mettre des mesures sanitaires de sécurité pour leur personnel, pour leurs vacanciers". "Ils ne savent pas du tout pourquoi cette décision hâtive a été prise", a-t-il insisté...

"Entre 20 et 25% du chiffre d'affaires"

Selon Jean-Luc Boch, la période de Noël représente "suivant les massifs, suivant les stations, entre 20 et 25% du chiffre d'affaires". "C'est beaucoup d'argent et c'est surtout beaucoup d'emplois dans des milieux qui, à l'origine, étaient très défavorisés. La montagne ce n'est pas un endroit très simple pour y vivre tous les jours", a-t-il souligné.

"C'est la douche froide", a également estimé ce mercredi au micro d''Europe 1' François Badjily, directeur de l'Office du tourisme de l'Alpe d'Huez, dans l'Isère, affirmant que "personne ne pensait à ce scénario". La semaine dernière, alors que le secteur ne savait toujours pas quand il allait pouvoir ouvrir, la ministre du Travail avait souligné qu'il était important de "préparer la saison" dès maintenant, malgré un contexte sanitaire difficile qui "va durer plusieurs mois".

Concertation avec les acteurs du secteur

Elisabeth Borne avait même affirmé, qu'en dépit de cette incertitude, les professionnels ne devaient pas hésiter à embaucher des saisonniers, quitte à demander ensuite le chômage partiel. Les acteurs du tourisme en montagne ont ainsi travaillé à l'élaboration d'un protocole sanitaire dans l'espoir d'accueillir des vacanciers dès la fin du confinement.

Mais "notre évaluation aujourd'hui, c'est que rouvrir les stations de ski avec le risque d'avoir des festivités, des gens qui se retrouvent en appartement ou en chalet, nous fait courir un risque sanitaire important", a justifié ce mercredi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire sur 'France Inter'. La veille sanitaire rappelle de son côté l'état de saturation persistant des hôpitaux de la région alpine comme à Annecy, Grenoble ou encore Chambéry, qui sont dans l'incapacité de prendre en charge les accidentés de la montagne en provenance des pistes, sachant que les départements de la Savoie et de la Haute-Savoie restent depuis début novembre en tête de liste des régions les plus touchées par le coronavirus.

Si Emmanuel Macron s'est prononcé pour une réouverture "en janvier" plutôt que pour les fêtes de fin d'année, la décision n'a pas encore été tranchée. Une concertation avec les acteurs du secteur est en cours, et le président a également promis une coordination avec les voisins européens sur la question...

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