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SNCM : Valls va prendre des mesures "pour mettre un terme aux blocages"

SNCM : Valls va prendre des mesures "pour mettre un terme aux blocages"

Alors que les salariés entament leur 16ème jour de grève, le Premier ministre, Manuel Valls a prié les syndicats de mettre fin au mouvement. De leur côté, les professionnels corses commencent à s'agacer.

SNCM : Valls va prendre des mesures 'pour mettre un terme aux blocages'
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Alors que la saison estivale est lancée, les salariés de la SNCM poursuivent le mouvement de grève pour le 16ème jour consécutif. Une situation qui n'a que trop duré, selon l'exécutif : "Le blocage des navires et les violences sur les ports sont inacceptables. Le gouvernement dans les heures qui viennent prendra toutes les mesures nécessaires pour qu' ils cessent, ils ont trop duré", a ainsi prévenu le Premier ministre, lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale.

Parallèlement, Manuel Valls recevra demain à Matignon, les acteurs socio-économiques corses.

La SNCM, "en danger de mort" selon Manuel Valls

Rappelons que les syndicats de salariés demandent des éclaircissements sur la stratégie de Transdev, coentreprise de Veolia et de la Caisse des Dépôts, qui détient 66% du capital de la SNCM qu'elle souhaite désormais quitter. Surtout, ils s'opposent toujours au redressement judiciaire de la société, que le gouvernement appelle de ses voeux.

Mais pour le Premier ministre, cette issue est inévitable. "La société SNCM devra être redressée. Il faut donc trouver une solution pour ses salariés et pour l'entreprise", a-t-il déclaré, mardi soir sur TF1. Il faut que la grève s'arrête parce que chaque jour qui passe, non seulement pour Marseille et la Corse c'est insupportable, mais l'entreprise elle même est en danger de mort", a-t-il ajouté.

Les professionnels corses s'agacent

L'inquiétude gagne en effet les professionnels de l'île de beauté. Près de 1.000 commerçants, entrepreneurs et agriculteurs, selon les organisateurs, et 350 d'après la police, ont ainsi manifesté devant la préfecture de Haute-Corse à Bastia pour dénoncer "le manque de responsabilité de la CGT Marins" et "le manque de courage du gouvernement", rapporte Reuters.

"Je reçois des lettres tous les jours des entreprises corses qui me demandent de faire quelques chose", avait indiqué le patron de la CGPME, Jean-François Roubaud sur Europe 1, en début de semaine. L'inquiétude gagne également les professionnels du tourisme. Dans un communiqué diffusé dans la presse, Jean-Pierre Mas, président du syndicat national des agents de voyages (SNAV) a témoigné de "sa solidarité (...) aux professionnels corses auxquels ce mouvement social irresponsable porte un important préjudice". "ll est fort regrettable de pénaliser cette industrie qui constitue l'un des fleurons de notre pays", ajoute-t-il.

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