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Consultation

SNCF : les syndicats CFDT et Unsa se disent rassurés

La ministre des Transports Elisabeth Borne a dévoilé mercredi une série de concessions faites à la CFDT et à l'Unsa de la SNCF, au lendemain de leur réunion de mardi. Les deux syndicats ont salué des "avancées".

SNCF : les syndicats CFDT et Unsa se disent rassurés
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La ministre des Transports Elisabeth Borne qui a reçu les représentants de la CFDT et de l'Unsa en début de semaine poursuit sa mission séduction... Elle a ainsi dévoilé hier une série de concessions faites à ces deux syndicats, qui ont salué en retour des "avancées" dans les négociations sur la réforme de la SNCF, alors que la grève perlée doit reprendre vendredi pour une nouvelle séquence de deux jours...

A l'écoute

La CFDT et l'Unsa s'étaient déjà montrés rassurés à la sortie de leur entretien de mardi : "on a le sentiment qu'on a été écoutés sur certains sujets, sur la question du volontariat (des employés de la SNCF appelés à être transférés à la concurrence-NDLR), sur la question de l'unicité du groupe public ferroviaire", avait déclaré à 'Reuters' Roger Dillenseger, secrétaire général de l'Unsa-ferroviaire (deuxième syndicat à la SNCF).

"Il y a quelques sujets qui nous tiennent à coeur qui vont être portés par le ministère des Transports", avait-t-il ajouté, précisant cependant ne pas savoir quelles pistes seraient retenues...

Des amendements apportés au texte initial

Les modifications seront intégrées sous la forme d'amendements au texte initial de l'exécutif, a précisé mercredi Elisabeth Borne lors d'une audition au Sénat. Elles portent sur deux volets : d'une part l'unité sociale de la future SNCF et d'autre part, les conditions dans lesquelles certains cheminots seront transférés à la concurrence, une fois le marché ouvert.

La ministre a également confirmé l'inscription de l'incessibilité des titres de la SNCF, comme le réclamait notamment la CFDT.

Il s'agit là de dissiper les soupçons autour d'une possible privatisation de la compagnie ferroviaire, alors que les syndicats et l'opposition de gauche accusent l'exécutif de vouloir vendre au moins en partie l'entreprise - un compte rendu de réunion révélé par la presse a semé le trouble la semaine dernière.

Des engagements et des avancées

L'Unsa avait soumis au ministère une trentaine d'amendements et la CFDT 42, portant en grande partie sur le sort des cheminots qui changeront d'entreprise une fois que le secteur aura été ouvert à la concurrence. Les sénateurs examineront le texte le 23 mai en commission et le 29 mai en séance publique.

Elisabeth Borne a adressé mercredi un satisfecit aux "deux organisations syndicales, qui ont accepté de s'inscrire dans une démarche constructive" par opposition à la CGT et SUD, absents des dernières réunions de négociations. "Au-delà de certaines divergences de fond entre nous, je les remercie d'avoir participé à nouveau à nos négociations" après plusieurs semaines d'impasse, a-t-elle déclaré.

"Il y a des avancées", a estimé mercredi Sébastien Mariani, secrétaire général adjoint de la CFDT-cheminots, joint par 'Reuters'. "Des avancées notables", a même estimé Florent Monteilhet, de l'Unsa-ferroviaire, deuxième force syndicale de la SNCF.

Elisabeth Borne a annoncé entre autres "l'ouverture, pour une période transitoire, d'un droit d'option individuel permettant à un cheminot revenant à la SNCF de choisir soit le nouveau cadre contractuel soit le statut".

Les deux organisations réformistes déplorent cependant que soit maintenue la possibilité d'obliger certains cheminots à passer à la concurrence, alors même qu'elles plaident pour un "droit de refus". "C'est un point important pour nous", a dit Sébastien Mariani.

©2018,

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