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SNCF : "Il faut savoir arrêter une grève", lance Darmanin aux cheminots

SNCF : "Il faut savoir arrêter une grève", lance Darmanin aux cheminots

Le ministre de l'Action et des Comptes publics lance un appel aux syndicats, alors que s'achève la douzième séquence de grève intermittente...

SNCF : 'Il faut savoir arrêter une grève', lance Darmanin aux cheminots
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — "Il faut savoir arrêter une grève !", a déclaré mardi Gérald Darmanin à l'attention des syndicats de cheminots, qui mènent depuis le 3 avril un mouvement de protestation par intermittence contre le projet de réforme de la SNCF.

"Je respecte le droit de grève et de manifester, mais je pense qu'il faut savoir arrêter une grève comme dirait l'autre", a réagi sur RTL le ministre de l'Action et des Comptes publics.

Merci Maurice

La phrase est empruntée à Maurice Thorez, alors secrétaire général du Parti communiste français, qui s'était exprimé en ces termes à la faveur de la signature des accords de Matignon en 1936, qui ouvraient notamment la voie aux conventions collectives et à une durée de travail hebdomadaire de 40 heures...

Celui qui allait devenir ministre de la Fonction publique en 1945 avait précisé : "Il faut savoir arrêter une grève dès que satisfaction a été obtenue."

Trafic toujours perturbé

Ce mardi s'achève une nouvelle séquence de cette grève inédite de 48 heures tous les cinq jours qui doit se prolonger jusqu'au 28 juin.

Le trafic ferroviaire restait perturbé ce mardi avec deux TGV sur trois, un Intercités sur deux, trois Transilien sur cinq et un TER sur deux, selon la direction de la SNCF.

Investissements supplémentaires et reprise de dette

Les syndicats de la SNCF ont décidé de poursuivre la grève en dépit de la promesse "sans précédent" formulée vendredi dernier par Edouard Philippe d'une reprise de la dette de la compagnie ferroviaire à hauteur de 35 milliards d'euros.

Le Premier ministre a également promis aux dirigeants syndicaux des investissements supplémentaires et une série d'autres mesures qui n'ont pas suffi à infléchir la position de la CGT et de Sud. Les deux organisations les plus modérées, l'Unsa et la CFDT, attendent pour leur part la fin du processus parlementaire, à la mi-juin, pour envisager une éventuelle sortie de crise...

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