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SNCF : fin de non recevoir pour les syndicats qui souhaitent parler à Matignon

SNCF : fin de non recevoir pour les syndicats qui souhaitent parler à Matignon

Les organisations représentatives de la SNCF ont collectivement décidé de suspendre les concertations avec la ministre des Transports, Elisabeth Borne.

SNCF : fin de non recevoir pour les syndicats qui souhaitent parler à Matignon
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — "Ce ne sont pas les partenaires sociaux qui choisissent la personne avec qui ils négocient". Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a opposé vendredi une fin de non-recevoir aux syndicats représentatifs de la SNCF, lors du compte rendu du conseil des ministres.

Les syndicats de cheminots ont en effet annoncé jeudi la suspension des discussions avec la ministre Elisabeth Borne et réclamé d'être reçus à Matignon.

"Ils sont les bienvenus pour retrouver la table des discussions, autour d'Elisabeth Borne, et nous serons à l'écoute, attentifs comme nous l'avons toujours été", a-t-il ajouté. "Le meilleur moyen pour discuter, ce n'est pas de quitter la table et de claquer la porte , c'est d'y revenir (...) et les discussions se feront avec Elisabeth Borne, ministre en charge du dossier", selon lui.

Les syndicats en ont assez

La CGT, l'Unsa, Sud et la CFDT ont exprimé jeudi leur intention d'envoyer un courrier unitaire au Premier ministre, Edouard Philippe, pour être reçus à Matignon. Les syndicats ont été très agacés par le projet de filialisation du fret puis la date retenue pour la suppression du statut de cheminot à l'embauche - janvier 2020 - sans avoir, disent-ils, été prévenus au préalable par le gouvernement. Ces décisions successives ont ravivé leur colère en plein mouvement de grève contre le projet de loi "pour un nouveau pacte ferroviaire" prévoyant entre autres l'ouverture à la concurrence.

Le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Laurent Brun, a fait valoir devant la presse que les "bilatérales ne servaient à rien" compte tenu du fait que c'était "clairement Edouard Philippe" qui prenait les décisions et non sa ministre .

Entamées début mars, les discussions entre les partenaires sociaux et le gouvernement doivent se terminer fin avril...

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