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Smic, retraites, "heures sups"... toutes les annonces de Macron !

Smic, retraites, "heures sups"... toutes les annonces de Macron !

Dans son allocution télévisée très attendue, lundi soir, Emmanuel Macron a annoncé une hausse du Smic de 100 euros par mois à partir de début 2019. Par ailleurs, la hausse de la CSG est annulée pour les retraites jusqu'à 2.000 euros net par mois.

Smic, retraites, 'heures sups'... toutes les annonces de Macron !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Emmanuel Macron a annoncé lundi soir une série de mesures pour améliorer le pouvoir d'achat des Français les moins favorisés, en réponse au mouvement des "Gilets jaunes" qui manifestent depuis plus de trois semaines, ce qui pèse sur la croissance économique française.

Dans son intervention télévisée, le chef de l'Etat a fait son mea culpa, reconnaissant que face à la détresse de nombreux Français, "sans doute n'avons nous su y apporter une réponse, je prends ma part de cette responsabilité". Emmanuel Macron a aussi reconnu que "j'ai pu blesser certains d'entre vous par mes propos."

100 euros de plus pour le Smic, via la prime d'activité

Le président a décrété un "état d'urgence économique et social" et a appelé à une "France qui puisse vivre dignement de son travail". Parmi les principales mesures, il a annoncé que les salariés payés au Smic seraient augmentés de 100 euros au 1er janvier 2019. "Le salaire d'un travailleur au Smic sera augmenté de 100 euros par mois dès 2019, sans qu'il en coûte un euro de plus pour l'employeur", a-t-il affirmé.

Le Smic net mensuel, pour 35 heures de travail hebdomadaire, a été fixé à 1.153 euros en janvier 2018, mais suite aux baisses de cotisations sociales du mois d'octobre, son montant est actuellement d'environ 1.185 euros net par mois. Il est d'ores et déjà prévu qu'au 1er janvier 2019, il augmente de 1,8% (21,33 euros) ce qui correspond à l'inflation en 2018.

Une hausse de 100 euros représenterait une hausse de 8% supplémentaires, ce qui porterait le salaire minimum net à environ 1.306 euros à partir de janvier prochain. Mais selon des sources proches du dossier, la hausse liée à l'inflation (environ 21 euros) pourrait être intégrée dans les 100 euros évoqués.

Les quelque 80 euros restants correspondraient à une hausse de la prime d'activité pour les 3,2 millions de travailleurs qui touchent le Smic ou un peu plus, auquel Emmanuel Macron s'était d'ailleurs engagé pendant la campagne. La nouveauté est que cette hausse sera mise en oeuvre d'un seul coup, début 2019, et non par étapes étalées sur tout le quinquennat.

Retraites: pas de hausse de la CSG jusqu'à 2.000 euros

Par ailleurs, les heures supplémentaires seront payées sans impôts ni charges dès le 1er janvier 2019, ce qui constitue un retour à la mesure telle qu'elle était en vigueur sous Nicolas Sarkozy (mesure ensuite annulée par François Hollande).

En réponse aux retraités, Emmanuel Macron a reconnu que "l'effort demandé était trop important". Il a annoncé que les retraités qui gagnent moins de 2.000 euros par mois verront la hausse de la CSG subie cette année annulée. Jusqu'ici, seuls les retraités touchant moins de 1.400 euros nets par mois n'étaient pas concernés par la hausse de la CSG.

Une prime de fin d'année défiscalisée

Par ailleurs, le chef de l'Etat a indiqué que les employeurs qui le peuvent pourront verser une prime de fin d'année aux employés, prime qui sera défiscalisé et exonérée de charges sociales.

L'idée, déjà évoquée par le gouvernement ces derniers jours, est de donner un coup de pouce au pouvoir d'achat des salariés, en incitant les entreprises à verser une prime, qui serait totalement exonérée d'impôts et de charges sociales.

Emmanuel Macron a en revanche exclu un rétablissement de l'impôt sur la fortune (ISF), comme le demandent les "Gilets jaunes", estimant que "revenir en arrière affaiblirait" le pays. Cependant, il a appelé le gouvernement et le parlement à aller plus loin dans la lutte contre "l'évasion fiscale et les avantages indus".

Un coût de 8 à 10 MdsE pour l'Etat

Les mesures annoncées ce lundi soir par Emmanuel Macron coûteront à l'État entre 8 et 10 milliards d'euros, a estimé Olivier Dussopt, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics. Les annonces de ce lundi soir, "c'est entre 8 et 10 milliards, nous sommes en train de le préciser, de voir aussi comment nous allons le financer", a-t-il déclaré sur BFM TV.

L'objectif de déficit public à 2,8% du PIB en 2019, paraît désormais impossible à tenir, laissant planer le doute sur la capacité de la France a le maintenir comme prévu sous la limite européenne de 3%. Le dérapage attendu pourrait porter le déficit jusqu'à 3,6% du PIB, selon un source gouvernementale citée par le site du quotidien 'Les Echos'.

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