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Sidérurgie : la reprise d'Ascoval a du plomb dans l'aile...

Sidérurgie : la reprise d'Ascoval a du plomb dans l'aile...

Le repreneur potentiel de l'aciérie Ascoval, le groupe franco-belge Altifort, n'a pas trouvé les fonds nécessaires à l'opération et a jeté l'éponge... Un coup dur pour les 281 salariés et pour Bercy, qui avait soutenu ce projet.

Sidérurgie : la reprise d'Ascoval a du plomb dans l'aile...

(Boursier.com) — Grosse déception pour les 281 salariés de l'aciérie Ascoval de Saint-Saulve, dans le Nord ! Le repreneur Altifort, désigné en décembre par le tribunal de commerce de Strasbourg, vient de se désister. Le groupe franco-belge n'est pas parvenu à réunir les fonds prévus, à savoir 10 millions d'euros de fonds propres et 25 ME de fonds obligataires, a révélé mercredi l'avocat d'Ascoval, Guilhem Brémond, cité par l'agence 'Reuters'.

Le plan de reprise prévoyait un financement total de 152 ME, le solde provenant de l'Etat et des collectivités locales pour 47 ME, et le reste provenant des banques, dont la Banque publique d'investissements BPI France.

Trouver d'autres solutions rapidement ?

Or, Altifort a informé l'administrateur d'Ascoval de son désistement, a indiqué Me Brémond. "Aujourd'hui, Altifort n'a ni les 10 millions de fonds propres, ni les 25 millions d'euros de fonds obligataires. Comment ont-ils pu nous dire qu'ils les avaient et ne plus les avoir aujourd'hui ? Je ne m'explique pas leur attitude", a ajouté l'avocat.

En l'absence d'Altifort, une entreprise créée en 2014 dans les aciers spéciaux, l'ensemble du projet de reprise est désormais gravement menacé."Nous essayons de voir s'il y a d'autres solutions très rapidement, sinon, ce sera la fermeture", a indiqué Me Brémond.

Plusieurs sociétés qui avaient manifesté précédemment leur intérêt pour Ascoval devraient être de nouveau approchées.

Nouvelle audience le 27 février au Tribunal de Strasbourg

Coentreprise d'Ascometal (60%) et de Vallourec (40%), Ascoval avait été exclue début 2018 du périmètre d'Ascometal lorsque le groupe, en dépôt de bilan, avait été repris par le groupe suisse Schmolz + Bickenbach.

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, s'était investi dans le sauvetage de l'entreprise et avait parlé en décembre "d'une bonne nouvelle pour l'industrie et l'emploi" lors de l'annonce de la reprise par Altifort.

Sur le plan judiciaire, une audience de la chambre commerciale du tribunal de Strasbourg est prévue le 27 février pour acter la non réalisation du plan de reprise et constater le maintien de la procédure de liquidation judiciaire...

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