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SFR voit déjà revenir des déçus de Free mobile

SFR voit déjà revenir des déçus de Free mobile

"Nous ne perdons plus d'abonnés" a déclaré le patron de l'opérateur et président du directoire de Vivendi, Jean-Bernard Lévy...

SFR voit déjà revenir des déçus de Free mobile
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — SFR a digéré la déferlante Free Mobile !... C'est ce qu'assure le nouveau patron de l'opérateur et président du directoire de Vivendi, Jean-Bernard Lévy dans une interview au 'Figaro' ce mardi. Il estime qu'il aura fallu "huit semaines pour écluser cette vague", provoquée par les tarifs du quatrième opérateur, arrivé au mois de janvier sur le marché français. "Mais, depuis le 15 mars, les départs ont considérablement baissé et nous sommes revenus à un rythme de départs modéré, même si le nombre est un peu plus élevé qu'auparavant !", indique Jean-Bernard Lévy.

"Depuis quelques semaines, nous voyons déjà revenir vers SFR un courant significatif de déçus de Free. Actuellement, nous ne perdons plus d'abonnés, notre parc s'est stabilisé", déclare-t-il, ajoutant que "la part de marché exprimée en nombre de cartes SIM est un indicateur trompeur, ce qui compte, c'est la part de marché en valeur. Des cartes dorment au fond des tiroirs".

SFR a perdu 200.000 clients avec l'arrivée de Free, qui afficherait de son côté 2,2 millions d'abonnés au compteur. Conséquence directe de cette vague dans le monde de la téléphonie mobile, le PDG de SFR depuis 10 ans, Franck Esser, a été limogé au mois de mars et remplacé dans la foulée par Jean-Bernard Lévy. Interrogé sur un éventuel successeur, ce dernier indique que SFR "a un PDG qui dirige l'entreprise. A court terme, il faut renforcer la riposte commerciale et réduire la structure de coûts. À plus long terme, nous devrons reconstruire une vision du marché des télécoms en tenant compte de sa profonde évolution, et nous développer sur de nouveaux moteurs de croissance".

Interrogé sur d'éventuelles suppressions d'emplois chez SFR, Jean-Bernard Lévy dit avoir "engagé dès le lendemain de son arrivée la première étape de discussion avec les organisations syndicales pour ajuster les coûts. Je ne peux pas en dire plus à ce stade. Bien entendu le niveau d'activité de la filière en France est en jeu". Il tacle au passage "la myopie du régulateur et des pouvoirs publics qui ne pensent qu'à la baisse des prix, sans aucune considération pour l'emploi"...

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