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Selon Pierre Moscovici, J-C Juncker ne doit pas être jugé "sur son passé"

Selon Pierre Moscovici, J-C Juncker ne doit pas être jugé "sur son passé"

Le commissaire français prend la défense de son président, plongé en plein "LuxLeaks".

Selon Pierre Moscovici, J-C Juncker ne doit pas être jugé 'sur son passé'
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le nouveau commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, prend la défense de son président Jean-Claude Juncker, plongé en plein "LuxLeaks"... Une vaste enquête journalistique a démontré que le Luxembourg est un véritable paradis fiscal qui, entre 2002 et 2010, a permis à environ 340 multinationales de négocier des taux d'imposition extrêmement bas, parfois inférieurs à 1% de leurs bénéfices.

Parmi les entreprises concernées, se trouvent notamment  PepsiCo, Ikea, AIG, Coach, Deutsche Bank ou encore Abbott Laboratories.

Premier ministre du Luxembourg

Jean-Claude Juncker a été Premier ministre du Luxembourg pendant 18 ans, et plusieurs députés européens lui demandent de s'expliquer sur ce dossier. En France, les souverainistes réclament même sa démission. "Il faut être conscient que quand on arrive quelque part, on arrive avec son passé", a plaidé lundi l'ex-ministre français de l'Economie au cours d'une conférence de presse. "Il n'a pas à être jugé sur son passé", a-t-il poursuivi. "La question est : est-ce qu'il est apte à présider la Commission européenne. Il l'est, à l'évidence. Il est plus qu'à sa place", a-t-il ajouté, se disant "très à l'aise" dans une commission dirigée par Jean-Claude Juncker.

Combattre le secret bancaire

Pierre Moscovici est également chargé de la Fiscalité à Bruxelles, et a assuré que l'exécutif européen avait pour objectif de combattre le secret bancaire, notamment en mettant en application dès 2016 l'échange automatique de données tel que préconisé par l'OCDE pour lutter contre l'optimisation fiscale.

"Le président de la Commission est conscient comme nous tous que ce sont des pratiques du passé", a-t-il déclaré au sujet de l'affaire luxembourgeoise. "Le secret bancaire doit être ramené vite à ce qu'il sera, une survivance du passé." "Je n'ai pas parlé spécifiquement à Jean-Claude Juncker mais il a une volonté politique : que l'Union européenne bascule dans un monde sans secret bancaire", a-t-il insisté...

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