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"Ségur de la santé" : sept semaines pour soigner pour l'hôpital

"Ségur de la santé" : sept semaines pour soigner pour l'hôpital

Le Premier ministre Edouard Philippe a détaillé les "cinq enjeux" du "Ségur de la santé" qui s'ouvre ce lundi. Il a notamment évoqué la "reconnaissance" du travail du personnel soignants qui se traduira par une revalorisation des salaires.

'Ségur de la santé' : sept semaines pour soigner pour l'hôpital
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Coup d'envoi du "Ségur de la santé" !... Au ministère de la Santé, le Premier ministre s'est exprimé lundi en ouverture de la vaste concertation destinée à améliorer les conditions de travail, les rémunérations des personnels de santé et la prise en charge des malades... Edouard Philippe estime que cette concertation permettra "de réunir tous les acteurs de la santé d'abord pour partager les expériences de la crise mais aussi et surtout pour construire ensemble l'avenir de l'hôpital et plus largement des soins".

Selon lui, on "ne répondra pas à la crise que nous connaissons par des demi-mesures mais par des choix forts, rapides et assumés". "Il faut aller vite, nous voulons aller vite", a-t-il insisté, précisant que le Ségur de la santé "mènera à des décisions en juillet".

Un calendrier "serré" mais qui répond aux "exigences" du personnel de la santé, a estimé le chef du gouvernement, ajoutant que "la crise n'exige pas que nous changions de cap, pas que nous changions de rythme".

Cinq enjeux-clés

"Il y a cinq enjeux-clés dans ce Ségur de la santé. D'abord, savoir se montrer reconnaissant envers nos personnels soignants. Ça passera par une revalorisation des salaires, le président l'a déjà dit", a expliqué le Premier ministre, assurant que cette "revalorisation sera significative". "Il faut agir sur le déroulé de carrières, les métiers. La question du temps de travail n'est pas tabou. [...] S'agissant des médecins, la crise est l'occasion de débloquer la question des statuts à l'hôpital", a-t-il détaillé.

Le chef du gouvernement souhaite également revoir les modalités de l'investissement et du financement du système de Santé. "Nous lancerons un vaste plan d'aide à l'investissement... Il faut aussi réorienter ces investissements", a expliqué Edouard Philippe, ajoutant que les "T2A [la tarification à l'activité] ne doivent pas être l'unique boussole" du financement des hôpitaux, a-t-il indiqué.

Modes de gouvernances, organisation territoriale et numérique

Troisième enjeu : les "modes de gouvernances" qui doivent eux-aussi être revus, notamment sur la question des "modes de management" administratifs et hospitaliers. "Sur la gouvernance hospitalière, je ne suis pas sûr que les règles actuelles de gouvernance aient posé pendant la crise de réelles difficultés. Ma conviction c'est que cela repose plus sur des questions de management que de gouvernance", a-t-il expliqué.

Le quatrième enjeu sera celui d'une nouvelle "organisation territoriale", en "intégrant l'hôpital, la médecine de ville et le médico-social". Enfin, le cinquième et dernier enjeu est celui du "numérique" et "la nécessité de mieux exploiter nos données, mais aussi l'espace numérique de santé, prévu pour le 1er janvier 2022... Son aboutissement est prioritaire", a conclu le Premier ministre.

©2020,

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