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"Ségur de la santé" : les soignants de retour dans la rue ce mardi

"Ségur de la santé" : les soignants de retour dans la rue ce mardi

Plusieurs syndicats et collectifs hospitaliers ont appelé à la mobilisation ce mardi, trois semaines après le lancement du "Ségur de la santé"...

'Ségur de la santé' : les soignants de retour dans la rue ce mardi
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Médecins, aides-soignants et infirmiers vont battre le pavé partout en France... Après trois mois de crise sanitaire, les soignants se sont donné rendez-vous ce mardi pour réclamer plus de moyens pour l'hôpital public, s'accompagnant notamment d'une revalorisation des salaires. L'appel avait été lancé par plusieurs syndicats et collectifs hospitaliers (CGT, FO, Unsa, Sud, Collectif Inter-Hôpitaux...), qui souhaitent que le gouvernement "prenne en compte l'ensemble de leurs revendications", en plein "Ségur de la santé".

"Les applaudissements de 20h et de circonstance, les discours lénifiants du gouvernement, les médailles en chocolat et les promesses de primes aléatoires et hypothétiques ne suffiront pas. Désormais il faut de véritables moyens humains et budgétaires pour la santé publique", a de son côté prévenu la CGT dans un communiqué.

Cette journée d'action intervient trois semaines après le lancement du "Ségur de la santé", une vaste concertation menée par le gouvernement pour améliorer les conditions de travail, les rémunérations des personnels de santé et la prise en charge des malades, alors qu'Emmanuel Macron qui avait évoqué fin mars "un plan massif d'investissement et de revalorisation" pour l'hôpital. Or, jusqu'ici, aucun chiffre n'a été mis sur la table, notamment pour les hausses de salaires.

Une hausse de salaire de 300 euros par mois

Concrètement, une hausse de salaire immédiate de 300 euros par mois et une révision de la grille indiciaire permettant une augmentation sur la durée sont demandées pour les personnels de santé. Les soignants, en première ligne face au Covid-19, réclament également un "plan de recrutement" et "l'arrêt de toutes les fermetures d'établissements, de services et de lits".

"Après 14 mois de mobilisation et une crise sanitaire, un retour à 'l'anormal' est inenvisageable. Pour les usagers, ce n'est plus le temps d'applaudir les soignants mais de soutenir nos revendications qui sont aussi les vôtres !", a également écrit sur son compte Twitter le Collectif Inter-Hôpitaux, pour qui la méthodologie du "Ségur de la santé" pose problème.

"Ségur de la santé", une "vaste opération de communication" ?

Sud Santé, qui dénonce une "vaste opération de communication", a d'ailleurs choisi de claquer la porte des discussions. Sur 'LCI' lundi, le ministre de la Santé Olivier Véran a tenté de rassurer. "On travaille, on avance", a-t-il assuré, précisant que "plus de cent consultations au niveau national" ont été effectuées depuis le début de la concertation menée par le gouvernement.

Dans un entretien accordé au 'Journal du dimanche', le ministre avait par ailleurs promis de faire évoluer rapidement la situation, souhaitant atteindre un "niveau de rémunération correspondant au moins à la moyenne européenne" (44.000 euros par an).

©2020,

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