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Royaume-Uni : le coronavirus coûterait 2,4 milliards de livres par jour

Royaume-Uni : le coronavirus coûterait 2,4 milliards de livres par jour

Les mesures de confinement et l'arrêt des déplacements pourraient entraîner une réduction de la production britannique de 31%, selon une étude du Center for Economic and Business Research (CEBR).

Royaume-Uni : le coronavirus coûterait 2,4 milliards de livres par jour
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Alors que le Royaume-Uni s'est résolu à son tour au confinement pour tenter d'enrayer la propagation de la pandémie de coronavirus, qui a déjà fait près de 5.000 victimes outre-Manche, l'économie britannique pourrait subir des "conséquences extrêmement dures", comme l'a révélé une enquête du Center for Economic and Business Research (CEBR).

Selon l'étude, les mesures de confinement et l'arrêt de la majorité des déplacements devraient ainsi plomber la production britannique de 31%, et coûter 2,4 milliards de livres par jour. Ce chiffre varie toutefois "d'un secteur à l'autre", précise le CEBR.

En effet, "les résultats révèlent que le secteur manufacturier est l'un des plus durement touchés par le coronavirus", avec une chute de production de 69%, a indiqué le fondateur et vice-président du CEBR Douglas McWilliams, ajoutant que "de nombreuses mesures gouvernementales ne contribuent guère à aider les secteurs à forte intensité capitalistique".

"Plus de 500 millions de livres par jour" pour le secteur manufacturier

En valeur absolue au regard de sa part dans l'économie britannique, le secteur manufacturier est celui qui connaîtra "la plus forte perte", avec un coût de "plus de 500 millions de livres par jour à l'économie", notamment parce que "l'essentiel des aides promulguées par le gouvernement visent les services", détaille le CEBR.

"Ainsi, il est probable que le chancelier Rishi Sunak devra réexaminer la manière de soutenir ce secteur afin d'empêcher que "les entreprises fondamentalement viables" avant la pandémie de coronavirus "ne fassent faillite", a estimé Douglas McWilliams, appelant le gouvernement britannique à en faire davantage pour elles.

Mais les secteurs les plus pénalisées restent l'hôtellerie, le tourisme, les arts et les divertissements (avec une chute de 80% de leur production), ainsi que la distribution de produits non-alimentaires. Pour ce dernier secteur, "il est probable qu'une partie des ventes se reporte sur la vente en ligne, mais cela ne sera pas assez pour compenser la fermeture des magasins physiques", précisé l'étude.

Les services et l'alimentaire s'en sortent mieux

En revanche, le secteur des services, qui représente 80% de l'économie britannique, s'en sort mieux "en raison d'une plus grande capacité à travailler à distance", explique le CEBR, qui prévoit tout de même que l'absentéisme et la chute de confiance des entreprises devraient peser.

Enfin, pour le secteur du commerce alimentaire, l'organisme d'études prévoit une augmentation de 22% de sa production. "Cela est dû à la fois au stocks" que les ménages cherchent à se constituer et "à la fermeture temporaire des restaurants et des cafés, entraînant une plus grande consommation des ménages", détaille l'étude.

©2020,

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