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Roux de Bézieux demande aux patrons de signaler les comportements de 'radicalisation religieuse'

Roux de Bézieux demande aux patrons de signaler les comportements de 'radicalisation religieuse'

L'industrie chimique réclame le retrait d'informations sensibles actuellement disponibles sur internet sur les usines Seveso. Par ailleurs, le no2 du Medef a demandé aux patrons de signaler les comportements de radicalisation religieuse...

Roux de Bézieux demande aux patrons de signaler les comportements de 'radicalisation religieuse'

(Boursier.com) — Depuis les attentats du 13 novembre à Paris, les chefs d'entreprises ont accru leur mobilisation pour améliorer la sécurité dans leurs sociétés, en particulier sur les sites classés Seveso (activités industrielles dangereuses), qui pourraient être les cibles potentielles d'attaques terroristes...

Les mesures de sûreté avaient déjà été renforcées après l'attentat, en janvier dernier, contre Charlie Hebdo, puis celui de juin, à l'usine Air Products de Saint-Quentin-Falavier (Isère)... L'Union des industries chimiques (UIC) remonte au créneau en réitérant sa demande au ministère de l'Environnement de retirer des sites internet qu'il contrôle, toutes les informations relatives aux productions et aux stocks des usines du secteur. L'UIC avait déjà formulé cette demande en juillet, mais elle n'a été que partiellement écoutée...

Des informations sensibles sur les sites Seveso disponibles sur les sites ministériels...

Reçue mardi au ministère de l'Environnement, l'organisation patronale a donc réitéré sa demande... A l'issue de la réunion, le directeur général de l'UIC, Jean Pelin, a estimé que "nous avons eu une écoute favorable, mais c'est compliqué". "Nous avons réclamé le retrait des informations sensibles sur Internet dès le mois de juillet : informations sur les stocks de produits dispersifs, explosifs, ou productions sensibles. Nous avons reitéré avec une grande fermeté cette demande vendredi dernier et mardi 17 novembre", a indiqué Jean Pelin.

Parmi les 1.200 sites classés Seveso (qui représentent des risques associés à certaines activités industrielles dangereuses), la moitié appartiennent au secteur de la chimie.

Depuis l'attentat de janvier, les entreprises ont mis en place de nombreuses mesures de sécurité supplémentaires, allant de la vidéoprotection au port de badges obligatoires et visibles pour les personnels et les intervenants extérieurs, en passant par la pose de plots en béton pour empêcher l'irruption d'une voiture bélier, la pose de clôtures surélevées et l'instauration de rondes régulières par des agents de sécurité...

Comment gérer le risque lié à des salariés radicalisés ?

Outre la protection des sites industriels sensibles, les chefs d'entreprises s'interrogent sur la conduite à tenir face à des salariés montrant des signes de radicalisation ou faisant l'objet d'une fiche S (personne pouvant porter atteinte à la sûreté de l'Etat). Les entreprises n'ont aucun moyen de savoir si un salarié ou un postulant fait l'objet d'une telle fiche S... Et même si l'entreprise était au courant, le droit du travail actuel ne lui permet pas de licencier un salarié pour cette raison...

Interviewé mercredi sur France Info, le vice-président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a conseillé aux chefs d'entreprise qui décèleraient des signes avant-coureurs de radicalisation religieuse chez un employé de les signaler à la police. Si "quelqu'un refuse de travailler sous les ordres d'une femme ou de serrer la main d'une femme, (...) là, le devoir du chef d'entreprise, après avoir fait les remarques nécessaires, c'est de signaler à la police ce comportement ".

Pour éviter ce type de comportement, le Medef "a publié il y a quelques mois un guide de bonnes pratiques", intitulé "Convictions religieuses en entreprise" a rappelé le no2 du Medef...

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