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Retraites : la grève n'aura "qu'un impact limité sur la croissance" dit Bruno Le Maire

Retraites : la grève n'aura "qu'un impact limité sur la croissance" dit Bruno Le Maire

Selon le ministre de l'Economie, "la France est devenue, économiquement, le pays le plus attractif d'Europe" et elle "recrée des emplois industriels".

Retraites : la grève n'aura 'qu'un impact limité sur la croissance' dit Bruno Le Maire
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Pas d'inquiétude à avoir selon le gouvernement... Alors que le mouvement contre la réforme des retraites a entamé son 41ème jour de grève, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, invité de 'CNews' ce mardi, a tenu à rassurer les investisseurs sur la "stabilité" du pays et de la politique du gouvernement.

"Je ne pense pas que cela coûtera très cher à la France... Cela coûtera très cher à un certain nombre de commerçants, de restaurateurs, d'hôteliers et d'organisateurs d'événements, qui eux prennent la grève de plein fouet", a-t-il affirmé, précisant qu'"au niveau national, l'impact restera limité sur la croissance et sur l'emploi".

Selon Bruno Le Maire, s'il n'y pas d'inquiétude à avoir, c'est parce que "la France est devenue, économiquement, le pays le plus attractif d'Europe" et qu'elle "recrée des emplois industriels, des investisseurs viennent !".

Déjà 740 millions d'euros de pertes pour les professionnels à Paris

Le ministre de l'Economie fait notamment référence aux récents indicateurs encourageants. Le baromètre du cabinet EY sur l'attractivité industrielle, dévoilé lundi, a en effet confirmé que la France restait numéro 1 en Europe. Malgré de nombreuses fermetures d'usine et de suppressions de postes, l'Hexagone aurait reçu le plus de projets industriels en 2018 (339 au total). Un résultat "très encourageant", a estimé le ministre, qui se focalise sur les effets à long terme des manifestations...

Toutefois, l'inquiétude de nombreux acteurs économiques, qui alertent régulièrement sur le coût croissant de la mobilisation pour leur activité, persiste. Début janvier, le groupement national des indépendants de l'hôtellerie et de la restauration a révélé que les pertes liées au mouvement contre la réforme des retraites, pour les professionnels parisiens, avaient atteint 740 millions d'euros.

La Banque de France et l'Insee pas non plus préoccupés

La question de l'impact des grèves n'alarme pas non plus les économistes pour le moment. Mi-décembre, ni la Banque de France, ni l'Insee ne s'étaient montrés inquiets des conséquences des grèves sur la croissance du quatrième trimestre. "Même si les mouvements sociaux se poursuivaient, cela ne remettrait pas en cause notre prévision d'une croissance de 0,2 % du PIB au quatrième trimestre au regard des précédents historiques", avait affirmé Olivier Garnier, directeur général des statistiques et des études de la Banque de France, aux 'Echos'.

"Au maximum, cet effet atteint 0,1 à 0,2 point de PIB. Ce n'est pas de nature à faire dérailler la conjoncture, à ceci près que de tels mouvements peuvent avoir des conséquences plus diffuses, dans certains secteurs ou sur l'image globale du pays", avait ajouté de son côté l'Insee.

©2020,

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