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Retraites : la CFDT n'appelle pas à manifester les 14, 15 et 16 janvier

Retraites : la CFDT n'appelle pas à manifester les 14, 15 et 16 janvier

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a salué le retrait provisoire de l'âge pivot du projet de loi de réforme des retraites, estimant qu'il s'agit d'"une victoire pour les travailleurs".

Retraites : la CFDT n'appelle pas à manifester les 14, 15 et 16 janvier
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Est-ce la fin du front syndical ? Interrogé ce lundi matin sur 'RTL', le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a dit ne pas appeler à manifester pour les journées de mobilisation des 14, 15 et 16 janvier prochains, saluant le retrait provisoire de l'âge pivot du projet de loi de réforme des retraites.

Samedi dernier, Edouard Philippe a en effet publié une lettre adressée aux organisations syndicales et patronales, dans laquelle il indique que le gouvernement est "disposé à retirer" provisoirement l'âge pivot de 64 ans, tout en conservant le principe d'un âge d'équilibre.

Selon Laurent Berger, "pour les travailleurs qui à partir de 2022 vont avoir à 62 ans la possibilité de partir à la retraite, c'est une vraie avancée. C'est extrêmement important en terme de justice sociale".

Les syndicats plus que jamais divisés

Ainsi, "la CFDT n'appelle pas" à ces journées de mobilisation, estimant toutefois être "loin de la fin de l'histoire des systèmes universels des retraites". "Il va falloir continuer à peser par la qualité de nos propositions, de notre engagement", a-t-il ajouté.

Mais cette "victoire" reste contestée. La CGT et FO, déterminés à continuer, voire amplifier, la mobilisation, ont dénoncé la position de la CFDT. Sur 'franceinfo', le secrétaire général de Force ouvrière Yves Veyrier a taclé Laurent Berger.

"Je ne suis pas complotiste, mais il y a des moments où je pourrais presque le devenir", a-t-il affirmé, soulignant que "beaucoup de communication était prête" dès samedi après-midi "pour saluer le compromis". Il a également qualifié les syndicats réformistes d'"acteurs de second rôle" dans la mobilisation.

"On verra à la fin où est le piège"

Sur 'BFMTV', Laurent Brun, de la CGT-Cheminots, a également dénoncé "une opération de promotion mutuelle entre le gouvernement et la CFDT pour mettre en scène une pseudo-concession qui en réalité n'en est pas une". "Pour le gouvernement, on a l'impression qu'il y a un syndicat unique, alors qu'il y en a huit", a également affirmé le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.

"On verra à la fin où est le piège", a répondu le patron de la CFDT. "On va travailler sur le contenu de cette réforme universelle et travailler sur la conférence de financement. On va discuter de tout, y compris de l'équilibre budgétaire", a assuré Laurent Berger.

Samedi dernier, plusieurs manifestations contre la réforme des retraites ont eu lieu dans tout l'Hexagone. Selon la CGT, ils étaient 500.000 manifestants, dont 150.000 dans la capitale. Le ministère de l'Intérieur en a dénombré 149.000 au plan national, dont 21.000 à Paris.

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