Restauration : une grille salariale obsolète ?

Restauration : une grille salariale obsolète ?

La branche, qui a énormément de mal à recruter, propose actuellement des salaires entre 1.500 et 1.700 euros bruts mensuels. "On a ce qu'on mérite", admet un membre de l'Umih.

Restauration : une grille salariale obsolète ?
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Selon le ministère du Travail, la branche a perdu 237.000 salariés en un an ! Pour attirer de nouveau les cuisiniers, chefs de rang ou serveurs, les syndicats et patronats du secteur de l'hôtellerie-restauration engagent des négociations sur les conditions de travail... Thierry Grégoire, président de la branche des saisonniers de l'Umih et porte-parole de la négociation sociale, dévoile les propositions qui vont être mises sur la table dans les colonnes du 'Parisien'.

"Nous employons 750.000 personnes, dont plus de la moitié en CDI. Mais tous les ans, nous avons 200.000 à 250.000 emplois compliqués à pourvoir. Et le problème s'est accentué depuis le déconfinement de mai pour trois raisons. Après dix mois d'activité partielle, certains n'ont pas voulu reprendre leur activité où il y a des contraintes, comme travailler les dimanches ou pendant les périodes de vacances", rappelle Thierry Grégoire.

"On a ce qu'on mérite"

"On a ce qu'on mérite. Si nous n'arrivons pas à recruter, c'est parce que nous avons une grille salariale obsolète", admet-il. "Nous proposons d'augmenter les salaires entre 6% et 8,5%, voire peut-être 9%. Ça serait un accord historique", poursuit-il. Les salaires se situent en moyenne actuellement entre 1.500 et 1.700 euros bruts mensuels.

"Nous sommes prêts, aussi, à discuter pour verser un treizième mois et, dans un second temps, en mars 2022, de négocier à la mise en place d'un intéressement ou d'une participation. Il faut accepter de partager la valeur sous forme d'un dividende salarial", explique Thierry Grégoire.

Rien sur les dimanches

Pas de changement en revanche concernant les dimanches... "Nous sommes opposés à toutes négociations sur ce sujet... Cela déséquilibrerait notre modèle économique. Travailler quand nos clients sont en vacances ou en repos est inhérent à notre secteur d'activité. En revanche, nous ne sommes pas opposés, par exemple, à accorder un week-end off toutes les trois ou quatre semaines", plaide le porte-parole.

©2021

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