Restauration : les pistes de l'Umih pour recruter malgré la pénurie de main d'oeuvre

Restauration : les pistes de l'Umih pour recruter malgré la pénurie de main d'oeuvre

Hausse des salaires, 13ème mois et intéressement sont sur la table des patrons. Pas question en revanche de payer plus le dimanche pour attirer serveurs ou cuisiniers.

Restauration : les pistes de l'Umih pour recruter malgré la pénurie de main d'oeuvre
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — En un an, entre février 2020 et février 2021, le secteur des hôtels, cafés et restaurants a perdu 237.000 salariés, selon les chiffres du gouvernement. Comment rendre les métiers de serveur ou de cuisinier plus attractifs ? L'Umih (Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie), le principal syndicat patronal du secteur, a fait des propositions dans les colonnes du "Parisien" avec, tout d'abord une hausse de 6 à 9% des salaires...

Hausse des salaires

"Nous proposons d'augmenter les salaires entre 6% et 8,5%, voire peut-être 9%. Ça serait un accord historique... Si on veut mettre fin à la pénurie, il faut rémunérer les salariés à la hauteur du travail qui est fourni. Actuellement, ce n'est pas le cas partout", détaille Thierry Grégoire, chargé du social au sein du syndicat patronal, alors que l'Umih est actuellement en pleines discussions avec les partenaires sociaux. "Certains syndicats vont demander 10% d'augmentation. Mais il faut être raisonnable", estime-t-il...

13ème mois et intéressement

"Nous sommes prêts, aussi, à discuter pour verser un treizième mois et, dans un second temps, en mars 2022, de négocier à la mise en place d'un intéressement ou d'une participation. Il faut accepter de partager la valeur sous forme d'un dividende salarial", poursuit Thierry Grégoire dans 'Le Parisien'.

Pas question en revanche de payer plus le dimanche... "Nous sommes opposés à toutes négociations sur ce sujet. Cela déséquilibrerait notre modèle économique. Travailler quand nos clients sont en vacances ou en repos est inhérent à notre secteur d'activité. En revanche, nous ne sommes pas opposés, par exemple, à accorder un week-end off toutes les trois ou quatre semaines", explique-t-il.

Problème récurrent

Le problème de main d'oeuvre est récurrent depuis dix ans dans la restauration, observe-t-il. "Nous employons 750.000 personnes, dont plus de la moitié en CDI. Mais tous les ans, nous avons 200.000 à 250.000 emplois compliqués à pourvoir. Et le problème s'est accentué depuis le déconfinement de mai". "On a ce qu'on mérite. Si nous n'arrivons pas à recruter, c'est parce que nous avons une grille salariale obsolète. Nous pâtissons aussi du comportement d'une minorité de professionnels indélicats", admet-il...

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