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Rentrée sociale : la CGT et FO (re)descendent dans la rue

Rentrée sociale : la CGT et FO (re)descendent dans la rue

Le front syndical est désuni et la CFDT ne cache pas son désaccord...

Rentrée sociale : la CGT et FO (re)descendent dans la rue
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Une partie de l'opposition au gouvernement sera dans la rue ce mardi, pour une journée de mobilisation interprofessionnelle à l'appel de la CGT et de FO notamment... Ces deux syndicats, ainsi que Solidaires et Sud, les étudiants de l'Unef et les lycéens de l'Unl, appellent en effet à protester contre la politique "idéologique" du gouvernement qui vise selon eux à "la destruction de notre modèle social, favorisant notamment l'explosion des inégalités et la casse des droits collectifs".

9 organisations de retraités seront également mobilisées pour dénoncer la sous-indexation des pensions par rapport à l'inflation...

La CFDT n'en sera pas

Mais le front syndical est désuni, avant cette journée, et la CFDT ne cache pas son désaccord : "C'est une journée contre le gouvernement. Le boulot d'une organisation syndicale, ce n'est pas d'être pro ou anti-gouvernement, c'est de proposer des solutions concrètes pour les salariés, pour les travailleurs, pour les chômeurs", a réagi son patron Laurent Berger sur BFM TV et RMC Info. "La question n'est pas de faire une manifestation qui a des relents politiques", a-t-il souligné.

Pour le secrétaire général de la CFDT, "une organisation syndicale doit se préoccuper de porter des propositions innovantes : transition écologique, protection sociale..." "Quand on fait des manifestations contre et jamais pour, on a un problème", a-t-il lancé.

Succès ou flop

A l'opposé, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, défend dans un entretien au 'Figaro' "un calendrier de mobilisation connecté aux besoins des salariés." "Le 9, c'est une journée de rentrée pour marquer le paysage de nos exigences. (...) Notre objectif, c'est de cristalliser ces mécontentements et ces exigences au niveau interprofessionnel", explique-t-il.

"Nous y allons aussi parce que nous avons des propositions, comme le maintien des cotisations, leur déplafonnement pour les hauts salaires et l'imposition d'un malus sur les cotisations patronales en vue de lutter contre les contrats courts", précise-t-il. Le succès - ou non - de cette nouvelle journée, après une mobilisation modeste en juin dernier, "ne se résumera pas au nombre de manifestants, il faudra regarder toutes les actions, y compris au niveau local", selon lui.

Début de la "résistance"

Du côté de FO, Pascal Pavageau, le secrétaire général pense que la journée de mardi correspond au début de la "résistance pour défendre le modèle social." "Ce qu'on propose le 9 octobre, c'est un Canadair. Quitte à éteindre chacun des feux ou à commencer à éteindre chacun des feux - chacun l'éteint avec son cahier de revendications spécifique -, essayons de prendre conscience collectivement (...) que les causes sont plus profondes que le simple problème que nous avons avec notre chef d'entreprise, notre directeur", a-t-il déclaré sur France Inter.

©2018,

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