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Quand Michel Sapin appelle les entreprises "à prendre leurs responsabilités"

Quand Michel Sapin appelle les entreprises "à prendre leurs responsabilités"

Le ministre des Finances leur demande d'utiliser le CICE à bon escient

Quand Michel Sapin appelle les entreprises 'à prendre leurs responsabilités'
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Au moment où l'activité française est au point mort, le ministre des Finances, Michel Sapin appelle les entreprises à "prendre leurs responsabilités", dans un entretien accordé à 'Libération'.

"Fin mai, soit aux deux tiers du second trimestre, les créances du CICE (crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi, ndlr) représentaient près de sept milliards d'euros. C'est le moment de concrétiser les possibilités qu'il donne", estime-t-il...

Recul de l'investissement

Pour mémoire, le CICE est un crédit d'impôt proportionnel à la masse des salaires inférieurs à 2,5 SMIC, qui équivaut à une baisse des charges sociales. Son taux est de 4% pour les rémunérations versées au titre de 2013 et de 6% pour les suivantes. Il bénéficie à toutes les entreprises employant des salariés, relevant d'un régime réel d'imposition sur les bénéfices (impôt sur le revenu ou sur les sociétés), ainsi qu'à celles dont le bénéfice est transitoirement exonéré d'impôt. Les organismes à but non lucratif qui exercent, à titre accessoire, une activité lucrative soumise à l'impôt sur les bénéfices, peuvent également y prétendre.

Malgré ce coup de pouce fiscal qui doit permettre de financer les efforts de l'entreprise en matière d'investissement, de recherche, d'innovation, de formation ou encore de recrutement, le ministre constate que "l'investissement a reculé au deuxième trimestre".

"Il faut appliquer le Pacte"

Le CICE va être complété par le Pacte de responsabilité "qui entre en vigueur cette année et montera en puissance d'ici à 2017". "Cette politique conduira à redonner aux entreprises les 40 milliards d'euros de marges qu'elles ont perdues", souligne Michel Sapin. Malgré les critiques des politiques et des syndicats, le ministre des Finances estime donc "qu'il n'y a pas nécessité de réorienter le Pacte, mais de l'appliquer".

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