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Quand Manuel Valls prépare les Français à une rentrée difficile...

Quand Manuel Valls prépare les Français à une rentrée difficile...

La croissance peine à redémarrer en France et le moral des chefs d'entreprises est au plus bas.

Quand Manuel Valls prépare les Français à une rentrée difficile...
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Alors que les indicateurs sont au rouge, le Premier ministre a reconnu que "la rentrée se fera dans une conjoncture difficile". "Il ne faut rien cacher, le ministre des Finances (Michel Sapin, ndlr) fera le point à la mi-août sur la situation économique", a précisé Manuel Valls, à l'issue d'un séminaire qui s'est tenu à l'Elysée.

Croissance nulle au 1er trimestre

Depuis le début de l'année, l'activité peine à redémarrer en France. Au premier trimestre, la croissance a été nulle. Sur la période avril-juin, la Banque de France table sur un PIB à +0,2%, alors que l'INSEE qui publiera sa première estimation le 14 août prochain,escompte une croissance de +0,3%. Pour 2014, le gouvernement vise pourtant une expansion de 1%. Une prévision jugée optimiste par le Haut Conseil des finances publiques (HCFP)  ainsi que par la Commission européenne ou encore l'institut national de la statistique qui table sur un PIB à +0,7%.

Ne pas sacrifier la croissance

Or, se basant sur cette prévision de croissance et sur son plan d'économies de 50 milliards d'euros sur la période 2014-2017, la France s'est engagée à ramener son déficit sous les 3% du PIB fin 2015 après 3,8% fin 2014 et 4,3% en 2013. Là encore, les organismes nationaux et internationaux pensent que la France ne tiendra pas ces engagements. Manuel Valls promet cependant qu'il ne sacrifiera pas la reprise. "Il ne faut pas éteindre la croissance, la réduction des déficits se fera en fonction de cet objectif (...) la France a besoin de toutes les marges de manoeuvre au niveau européen", a-t-il déclaré. Bruxelles pourrait donc être sollicité afin de donner un peu plus de temps à Paris, après lui avoir déjà laissé deux années supplémentaires pour ramener son déficit sous les 3% du PIB.

Enfin, Manuel Valls a jugé le risque de déflation en zone euro "réel" alors que le taux d'inflation est ressorti à son plus bas niveau depuis cinq ans en juillet, à 0,4%.

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