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Procès de Fabrice Tourre : la "cupidité de Wall Street" en question ?

Procès de Fabrice Tourre : la "cupidité de Wall Street" en question ?

C'est ce qu'a déclaré un avocat du gendarme de la Bourse américaine au premier jour du procès de l'ex-trader de Goldman Sachs...

Procès de Fabrice Tourre : la 'cupidité de Wall Street' en question ?
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le procès du Français Fabrice Tourre, cet ex-courtier de la banque américaine Goldman Sachs, a démarré hier aux Etats-Unis. Âgé de 34 ans, celui qui était surnommé "Fabulous Fab" au plus fort de sa carrière, est au centre de l'enquête ouverte dans la fameuse "crise des subprimes". Il comparaît devant un tribunal de Manhattan, pour fraude au cours de la vente d'un placement financier complexe en 2007. Baptisé "Abacus 2007-AC1", ce produit comprenait des titres adossés à des créances hypothécaires.

Il s'agit du procès le plus important issu de l'enquête de la SEC (Security and Exchance Commission) sur les événements ayant conduit à la crise de 2008. Le produit mis au point par l'accusé a été "secrètement conçu pour maximiser l'éventualité de son échec" au bénéfice d'un fonds de pensions qui en a tiré un milliard de dollars environ, a déclaré Matthew Martens, avocat de la SEC. "En fin de compte, c'est la cupidité de Wall Street qui a amené Monsieur Tourre à mentir et à tromper", a-t-il ajouté.

Bouc émissaire

La SEC cherche à faire du prévenu un bouc émissaire, a rétorqué son avocate Pamela Chepiga. "Dans cette affaire, il ne s'agit pas de savoir si on approuve Wall Street ou pas", a-t-elle plaidé. Fabrice Tourre est le seul collaborateur de Goldman Sachs dont le nom figure dans la plainte de la Securities and Exchange Commission contre la plus puissante banque d'affaires de la planète. Goldman Sachs de son côté avait préféré verser 550 millions de dollars en 2010, et mettre fin aux poursuites via un accord à l'amiable.

Le procès, qui doit s'étaler sur trois semaines, résulte d'une plainte déposée en 2010 par la SEC. Dans cette affaire, elle réclame une amende, mais aussi le remboursement des biens mal acquis par l'ex-trader. Depuis sa mise en accusation, ce pur produit des grandes écoles, passé par Centrale en France et Stanford aux Etats-Unis, s'est lancé un temps dans l'humanitaire avant de démarrer un doctorat d'économie à Chicago.

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