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Présidentielle en Grèce : Juncker appelle à faire le bon choix

Présidentielle en Grèce : Juncker appelle à faire le bon choix

Les inquiétudes ont fait leur retour en Grèce depuis que le gouvernement a décidé lundi soir, sous la pression de l'opposition, d'avancer de deux mois la date de l'élection présidentielle

Présidentielle en Grèce : Juncker appelle à faire le bon choix
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La perspective d'élections législatives anticipées en Grèce inquiète aussi le président de la Commission européenne, qui a lancé vendredi un appel à la population, l'engageant à ne pas se tromper lors de l'élection présidentielle prévue la semaine prochaine. "Je suppose que les Grecs, qui n'ont pas une vie facile, tout particulièrement les plus pauvres d'entre eux, savent très bien ce qu'une mauvaise élection signifierait pour la Grèce et pour la zone euro", a déclaré Jean-Claude Juncker dans un entretien accordé à la radio autrichienne ÖRF. "Je n'exprimerai pas mon opinion personnelle. Simplement, je n'aimerais pas que des forces extrémistes prennent la main", a-t-il poursuivi, tranchant avec la réserve habituelle des responsables européens.

Scrutin le 17 décembre

Les doutes et les inquiétudes ont fait leur retour en Grèce depuis que le gouvernement a décidé lundi soir, sous la pression de l'opposition, d'avancer de deux mois la date de l'élection présidentielle, qui se tiendra le 17 décembre. Le Premier ministre Antonis Samaras a désigné l'ex-commissaire européen Stavros Dimas,73 ans, comme candidat du gouvernement au poste de chef de l'Etat et a indiqué qu'il le soutiendrait jusqu'au troisième tour si nécessaire... Car les inquiétudes se cristallisent autour d'un échec de ce scrutin : la Constitution grecque prévoit la dissolution du Parlement et la tenue d'élections anticipées si les députés ne parviennent pas à élire un président au terme des trois tours de scrutin, qui auront lieu les 17, 23 et 29 décembre.

Contre l'austérité

Dans les sondages, le parti de gauche Syriza, qui hostile aux mesures d'austérité imposées en contrepartie du plan de sauvetage international dont la Grèce négocie en ce moment les modalités de sortie, arrive en tête dans les intentions de vote. De quoi craindre pour le pays un nouveau blocage politique ou une orientation différente, qui pourrait amener le pays à revoir ou à annuler certaines réformes difficilement adoptées depuis plusieurs mois sous la surveillance de la troïka (BCE, UE et FMI). La bourse d'Athènes a perdu près de 20% sur la semaine, et se reprend un peu ce vendredi (+0,7% pour l'indice Athex).

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