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Première plainte contre Uber après la loi sur les salariés en Californie

Première plainte contre Uber après la loi sur les salariés en Californie

Les partisans de la loi, baptisée Assembly Bill 5, affirment qu'elle va permettre aux travailleurs de l'économie "ubérisée" de bénéficier d'un salaire minimum et de garanties sur le temps de travail et d'avoir un meilleur accès à la couverture santé.

Première plainte contre Uber après la loi sur les salariés en Californie
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Une plainte a été déposée contre Uber en Californie quelques heures seulement après l'adoption dans cet Etat d'une loi permettant à des milliers de travailleurs de réclamer le statut de salariés aux plates-formes du numérique.

Il s'agit d'une plainte en nom collectif déposée par Angela McRay, chauffeure Uber depuis novembre 2016. C'est vraisemblablement la première depuis que le Sénat de Californie a voté mardi en faveur de cette législation qui doit entrer en vigueur le 1er janvier.

Indemnités et injonction de respecter la loi

Angela McRay accuse Uber d'avoir "publiquement manifesté l'intention de braver cette loi" en continuant de traiter ses chauffeurs comme des travailleurs indépendants. Elle réclame des indemnités pour les chauffeurs Uber de Californie ainsi qu'une injonction de respecter la loi.

Un projet de loi a été adopté mardi par l'assemblée de Californie : il stipule que les chauffeurs de VTC seront désormais considérés comme des employés de leur entreprise, à partir du moment où ils travaillent principalement ou régulièrement pour elle...

Le texte doit entrer en vigueur à partir du 1er janvier 2020 et constitue une large victoire pour les chauffeurs, qui pourront désormais bénéficier d'une protection sociale, avec chômage, maladie, retraite, mais aussi salaire minimum. C'est aussi un bouleversement pour les géants de la "gig economy", cette "économie des petits boulots" qui a permis à des plateformes collaboratives de grandir en s'appuyant sur des travailleurs indépendants.

Les partisans de la loi, baptisée Assembly Bill 5, affirment qu'elle va permettre aux travailleurs de l'économie "ubérisée" de bénéficier d'un salaire minimum et de garanties sur le temps de travail et d'avoir un meilleur accès à la couverture santé. Ses détracteurs, en particulier les entreprises concernées, dénoncent pour leur part le coût financier d'une telle décision.

Pas automatique !

Tony West, directeur juridique d'Uber, a déclaré mercredi que cette loi ne requalifiait pas automatiquement les chauffeurs en salariés mais durcissait les critères pour les traiter en travailleurs indépendants. "Nous pouvons réussir ce test renforcé à la satisfaction des médiateurs et des tribunaux", a-t-il dit.

Une porte-parole du spécialiste des véhicules de transport avec chauffeur (VTC) a abondé dans ce sens jeudi: "Aux termes (de la loi), le test de classification sera désormais différent en Californie mais cela ne signifie pas que nous ne le réussirons pas."

©2019,

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