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Pourquoi les "Gilets jaunes" ont bloqué la diffusion du journal 'Ouest-France'

Pourquoi les "Gilets jaunes" ont bloqué la diffusion du journal 'Ouest-France'

L'imprimerie située à La Chevrolière, au sud de Nantes en Loire-Atlantique, a été bloquée mercredi soir par un groupe d'une vingtaine de personnes se réclamant des Gilets jaunes...

Pourquoi les 'Gilets jaunes' ont bloqué la diffusion du journal 'Ouest-France'
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Ces Gilets jaunes n'étaient pas satisfaits du traitement médiatique de leur mouvement par les titres du groupe de presse... Une vingtaine d'entre eux ont bloqué mercredi soir, à partir de 23h30, l'imprimerie Sipa Ouest-France située à La Chevrolière, au sud de Nantes en Loire-Atlantique.

"Déplorant que certains gilets jaunes aient pu être taxés d'antisémitisme suite aux incidents survenus le week-end dernier à Paris, ces manifestants ont empêché la sortie des camions de livraison", peut-on lire dans un communiqué...

Ouest-France condamne

"Plus de 180.000 exemplaires de Ouest-France (éditions de Vendée et de Loire-Atlantique), de Presse Océan et du Courrier de l'Ouest (édition des Deux-Sèvres), bien qu'imprimés, n'ont pu quitter le site et être diffusés, à l'exception de quelques milliers d'exemplaires chargés dans quatre camionnettes", poursuit le groupe.

La direction "condamne avec force cette action inédite qui porte gravement atteinte à la liberté de la presse et à la démocratie". Selon Ouest-France, c'est la première fois depuis le début du mouvement des Gilets jaunes le 17 novembre que ses journaux sont visés.

Philippe Boissonnat, adjoint au rédacteur en chef de Ouest-France et directeur des rédactions, a indiqué à l'AFP son intention de porter plainte. "On condamne avec force ce délit vis-à-vis de la liberté de la presse et d'empêcher de raconter aux gens ce qu'il se passe près de chez eux", a-t-il expliqué.

Le mouvement perd le rythme

Le mouvement lancé au départ contre la hausse des carburants, puis étendu à d'autres revendications et ponctué par six samedis de manifestations parfois violentes, semble désormais s'essouffler.

Mais les plus irréductibles n'ont pas dit leur dernier mot et continuent d'occuper des ronds-points un peu partout en France, malgré l'adoption par le Parlement de 10 milliards d'euros de mesures en faveur du pouvoir d'achat et le lancement d'un débat national pour tirer les leçons de cette crise...

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