Accueil
»
Actualités
»
Economie
»
Consultation

Pourquoi le programme de Jean-Luc Mélenchon coûte la peau des fesses

Pourquoi le programme de Jean-Luc Mélenchon coûte la peau des fesses

L'Institut de l'entreprise a fait les comptes

Pourquoi le programme de Jean-Luc Mélenchon coûte la peau des fesses
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Alors que le candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon ne cesse de grappiller des intentions de votes dans les derniers sondages, l'institut de l'entreprise a évalué le coût de son programme à plus de 100 milliards d'euros, au moins...

Le think-thank a ainsi tenté de mesurer l'impact des principales mesures du candidat sur les finances publiques. Il estime que la mesure la plus coûteuse concernerait "la création d'un pôle de l'énergie 100% public via des nationalisations" (Areva, Total, EDF, GDF-Suez, Areva), son impact sur la dette étant évalué entre 142 et 152 milliards d'euros. "Ce coût ne tient pas compte des dividendes qui seraient versés par ces entreprises à l'Etat sur le prochain quinquennat", précise l'institut, ajoutant que l'incidence sur le déficit est plus compliqué à calculer.

Le think-thank évalue par ailleurs le coût de la prise en charge totale des dépenses de santé entre 23 et 76 milliards d'euros par an en 2017, alors que le déficit général du régime général de la sécurité sociale s'élevait à 24 milliards d'euros en 2010. Le retour de la retraite à taux plein à 60 ans, coûterait à lui seul 27 milliards d'euros annuels.

Dans l'éducation, le doublement du budget public de la recherche s'élèverait à 13,9 milliards d'euros, le rétablissement des postes supprimés dans l'Education nationale reviendrait entre 1,9 et 2,2 milliards d'euros alors que "porter la dépense publique à 12.000 euros - contre 11.430 euros en 2010 - par étudiant aurait un coût compris entre 2,7 et 5,6 milliards d'euros.

Du côté des recettes, la suppression des allègements de charges sociales pour les entreprises rapporterait 28 milliards d'euros. Pour autant, "ce montant serait très largement compensé par les dépenses nouvelles induites par la hausse du chômage que générerait un tel choc sur le coût du travail", estime l'Institut de l'entreprise. De même, avec la taxation à 10% sur les revenus de la spéculation financière et immobilière (le texte ne précise pas clairement si les revenus issus des loyers seront taxés), l'Etat gagnerait chaque année entre 8,7 et 9,9 milliards d'euros...

©2012-2021,

Nombre de caractères autorisés : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !