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Pourquoi Emmanuel Macron veut supprimer l'ENA

Pourquoi Emmanuel Macron veut supprimer l'ENA

Le président de la République voudrait remplacer l'ENA par un système de formation des hauts fonctionnaires plus ouvert à toutes les couches sociales...

Pourquoi Emmanuel Macron veut supprimer l'ENA
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Parmi les mesures en réponse au Grand débat, Emmanuel Macron envisage de supprimer l'Ecole nationale d'administration (ENA), selon la presse... Cette mesure symbolique permettrait de répondre aux critiques qui jugent que cette grande école, destinée à former les hauts fonctionnaires, a contribué à créer une élite coupée des réalités...

L'ENA a été créée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale par le général de Gaulle. Longtemps située à Paris, elle a déménagé progressivement à Strasbourg entre 1991 et 2005 dans un souci de la rapprocher des réalités du terrain. Depuis 1945, elle a formé quelque 6.500 fonctionnaires qui ont notamment intégré des corps comme le Conseil d'Etat, la Cour des comptes ou encore à l'inspection des finances...

Favoriser le mérite et non l'origine sociale ou familiale

Parmi ses anciens élèves, figurent de nombreux politiciens, dont quatre présidents de la République : Valéry Giscard d'Estaing, Jacques Chirac, François Hollande et Emmanuel Macron.

Selon le document que se sont procurés certains journaux, le chef de l'Etat se dit favorable à un changement de "la formation, la sélection, les carrières en supprimant l'ENA et plusieurs autres structures". "Nous avons besoin d'une élite, de décideurs", estime Emmanuel Macron, qui souhaite qu'on donne "à tous nos jeunes leurs chances en fonction uniquement de leur mérite et pas de leur origine sociale ou familiale", selon le document...

'Les Echos' rapportent que l'Ecole nationale de la magistrature (ENM) sera également supprimée.

Baisse d'impôts, référendum local, réindexation des petites retraites...

Selon plusieurs médias, dans son allocution télévisée, annulée lundi en raison de l'incendie de Notre-Dame de Paris, le président de la République aurait aussi prévu d'annoncer la création d'un référendum de type "RIC" au niveau local, une baisse "significative" de l'impôt sur le revenu pour les classes moyennes, la suppression de certaines niches fiscales ainsi qu'une baisse de la dépense publique.

La "prime Macron", ce dispositif favorisant le versement d'une prime exceptionnelle par les entreprises en fin d'année serait pérennisée, les retraites inférieures à 2.000 euros par mois seraient réindexées sur l'inflation, les fermetures d'écoles et d'hôpitaux seraient stoppées, et la grande section de maternelle au CE1 comporterait un maximum de 24 élèves par classe.

L'Elysée a refusé mardi soir de confirmer ni de commenter ces informations, ajoutant que le chef de l'Etat dévoilerait "en temps voulu" les mesures en réponse à la crise des "Gilets jaunes".

©2019,

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