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Pollution : les petites villes appellent au développement des transports collectifs

Pollution : les petites villes appellent au développement des transports collectifs

Dans le cadre de la future loi d'orientation des mobilités (LOM)...

Pollution : les petites villes appellent au développement des transports collectifs
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Tandis que le gouvernement tente de calmer la gronde qui monte autour des prix du carburant, les petites villes appellent au développement des transports collectifs "du quotidien" dans le cadre de la future loi d'orientation des mobilités (LOM).

L'Association des Petites Villes de France que préside Christophe Bouillon, député de Seine-Maritime, maire honoraire de Canteleu, souhaite rappeler, dans un contexte de mobilisation contre la hausse du prix du carburant, son attachement au développement des transports collectifs "du quotidien"sur l'ensemble du territoire national.

Facture territoriale

Pour l'APVF, la lutte contre la facture territoriale de la mobilité passe avant tout par la remise à flot des infrastructures, notamment ferroviaires, permettant aux habitants des territoires ruraux et périurbains de se déplacer sans leurs voitures...

Les "petites lignes" ferroviaires, qui continuent à être menacées, jouent un rôle essentiel en matière d'aménagement équilibré du territoire et peuvent constituer, à condition de bénéficier d'un niveau adéquat d'investissements, une véritable alternative aux transports motorisés.

Aucune décision concernant leur avenir ne doit donc être prise sans une association étroite des élus locaux et une réflexion approfondie et globale sur leur rôle en matière de service public, le financement de nouveaux investissements et l'impact environnemental d'éventuelles fermetures de ligne.

Nouvelle gamme de solutions

Par ailleurs, l'APVF appelle le Gouvernement à offrir aux collectivités, par le biais de la future loi d'orientation des mobilités (LOM), une nouvelle gamme de solutions innovantes afin d'améliorer la gestion locale des mobilités. Il faut ainsi faire confiance aux collectivités pour améliorer les services rendus aux usagers, à la condition de leur en donner les moyens...

Chèque énergie

Pendant ce temps, Emmanuel Macron plaide toujours en faveur de ses propositions pour aider financièrement les Français qui ont du mal à se chauffer ou qui doivent utiliser leur voiture chaque jour... Dans un entretien accordé à Europe 1 en début de semaine, il a souhaité qu'un travail soit mené rapidement pour améliorer le dispositif du "chèque énergie" ... "Il faut qu'on regarde comment améliorer le chèque énergie parce qu'on ne peut pas laisser des gens, alors que l'hiver commence, dans une situation où leur pouvoir d'achat ne leur permet pas de se chauffer dignement", a-t-il dit...

Le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a souligné que le projet de loi de finances 2019 prévoyait déjà de porter le chèque énergie de 150 à 200 euros. Distribuée à près de 4 millions de foyers non imposables, cette aide permet de payer des factures d'énergie ou des travaux de rénovation énergétique...

Et la hausse de la pollution ?

Pour les Français obligés de parcourir 30 à 40 kilomètres par jour avec leur automobile pour aller travailler, Emmanuel Macron souhaite qu'une aide supplémentaire soit décidée, à l'issue d'un travail avec les collectivités territoriales et les employeurs. Il a évoqué le système de "l'indemnité kilométrique"...

Les 3/4 de la hausse des prix des carburants sont liés à l'évolution des marchés mondiaux, a répété le chef de l'Etat... Quant à la hausse de la fiscalité - qui rapproche celle du diesel de celle de l'essence et vise à pénaliser les énergies fossiles - le gouvernement "sur le fond de sa politique, ne se trompe pas", a-t-il réaffirmé. "On doit davantage taxer ce qui pollue", a-t-il affirmé, reprenant l'argumentaire de l'exécutif depuis plusieurs semaines...

Cosmétique ?

Le mouvement de protestation contre la hausse des prix à la pompe, prévu pour le 17 novembre, est soutenu par plus des trois quarts des Français, selon un récent sondage.

L'opposition a dénoncé les mesures annoncées, qualifiées de "cosmétiques" : "Face à la révolte née de l'hyper-fiscalité subie par nos compatriotes, Emmanuel Macron propose que l'aide aux transports dont bénéficient 10.000 personnes dans une région soit défiscalisée... C'est une plaisanterie ?", a réagi la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, sur Twitter.

Pour le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, "les efforts reposent toujours sur les mêmes et ne contribuent pas à la transition énergétique". Jean-Christophe Lagarde, président du groupe UDI, Agir et Indépendants de l'Assemblée, a quant à lui jugé qu'"on est dans la politique de gribouille la plus absolue en la matière". "Si c'est pour faire un chèque, il vaut mieux ne pas avoir de taxe, c'est beaucoup plus simple", a-t-il ajouté...

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